Bilan

Treat: repas gourmands pour travailleurs acharnés

Nouveau venu sur le marché, la société Treat, fondée par deux anciens de l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), livre de bons petits plats locaux au bureau ou à la maison.

L'ensemble des livraisons se fait en vélo-cargo.

Crédits: DR

C’est sans doute autour d’une volaille au vin jaune, accompagnée d’un gratin de cardon, que toute cette histoire a commencé. Avec une grand-mère, fille de restaurateur, Romain Rosselet comprend dès son plus jeune âge l’importance de la table dominicale. Pur produit genevois, il rêve de pâtisserie mais s’oriente vers l’informatique en tant que développeur web.

Lassé par le monde virtuel, le futur entrepreneur réalise très vite que la vie derrière un écran est loin d’être épanouissante. Pour garantir ses ressources financières, il s’immerge dans la réalité du secteur hôtelier à coup de stages en restauration, avant de rejoindre les bancs de l’École Hôtelière de Lausanne où il fait la connaissance de son futur associé, Jonathan. Le déclic a lieu.

Room-service

Diplômes en poche, les deux compères prennent des chemins professionnels différents, comme pour mieux se retrouver un jour. Cette fusion ne se fait pas attendre car ils quittent définitivement leurs activités professionnelles respectives et ouvrent Treat en décembre 2019… quatre mois avant la pandémie: «Quel que soit le projet à réaliser, on ne peut s’en donner les moyens qu’après avoir quitté un emploi. Il était impossible pour Jonathan et moi de concevoir Treat autrement».

La réflexion autour du projet se poursuit et la start-up évolue. La genèse de la société était d’externaliser le service en chambre et le proposer à des hôtels une à quatre étoiles. En effet, au cours de ses nombreux voyages, Romain Rosselet constate que ce secteur d’activité dans les hôtels est marqué par un manque de qualité. Après l’élaboration d’un business plan, le duo réalise que le projet n’est financièrement pas viable mais que quelque chose de bon peut sortir de cette infructueuse tentative.

Ensuite, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’idée a germé d’un frigo connecté installé dans la société où Romain était salarié. En utilisant une carte de crédit, chaque employé pouvait choisir et payer des plats préparés, les réchauffer et les consommer sur place. «Treat est l’association de ces deux environnements: le room-service et le cadre professionnel. Pourquoi ne pas livrer une cuisine élaborée à des personnes en activité qui désirent prendre leur repas sur leur lieu de travail»?

Avec Treat, le recours à la livraison de repas s’adresse à une population de travailleurs, que ce soit au bureau ou à domicile et seulement pour les repas de midi. Tout en étant gourmands et généreux, les plats sont équilibrés et sains: «Il faut que ce soit gustativement savoureux et nutritionnellement intéressant… le tout avec une touche d’originalité. Le but n’est pas de plomber les consommateurs tout l’après-midi». Toujours en intégrant le développement durable au sein de l’activité, Treat assure que toutes les livraisons se font à vélo-cargo et que chaque contenant est bien entendu compostable. «Le but ultime est d’atteindre le seuil de zéro déchet», confirme Romain.

Diversité des offres et des régimes alimentaires

De manière conceptuelle, les commandes peuvent-être passées jusqu’à minuit la veille de la livraison avec la possibilité de bénéficier d’un rabais en fonction de l’heure de la commande. «Plus tôt vous commandez, moins cher vous payez», rappelle le patron. Une incitation commerciale non négligeable qui éduque les principaux utilisateurs à changer leurs habitudes de consommation.

Avec une quinzaine de plats qui changent toutes les semaines, l’offre culinaire est aussi complète que compétitive. La sélection proposée de viande, de «grosse faim», de «très gourmand» est impressionnante. Dans le lot, la fameuse blanquette de volaille remporte tous les suffrages. Il est possible aussi de choisir une approche différente avec des plats veggie, vegan, sans lactose, super sains… comme par exemple un tajine de pois chiche sucré-salé.

Au niveau des propositions culinaires, quelle est la répartition entre animal et végétal?

Nous proposons une offre gastronomique composée de 70% végétal et 30% animal. Nous faisons également ce choix pour rester cohérent avec notre approche environnementale.

Pensez-vous être également en compétition avec les cafétérias d’entreprise?

Oui, aussi! Nous essayons de casser les codes de la traditionnelle cantine d’entreprise. Nous proposons une grande variété de menus, de qualité supérieure. Nos clients peuvent sélectionner leurs plats en fonction de leurs envies contrairement à une cafétéria qui offre un choix plus restreint.

Amoiel Edouard2
Edouard Amoiel

Chroniqueur culinaire

Lui écrire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Amoiel.ch, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

Du même auteur:

Les réseaux sociaux boostent les restos
Guide toujours

Les derniers Articles Vin & Gastronomie

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."