Bilan

Le monde du vin était à Genève

Le 42ème Congrès International de la Vigne et du Vin (OIV) a pris fin après cinq jours de conférences et discussions. Autant politique que technique, l’événement vise à introduire des solutions d’avenir dans le secteur.

Environ 600 délégués ont échangé sur les questions d'avenir du secteur du vin et de la vigne.

Crédits: DR

“In vino veritas”. Pour trouver la meilleure manière de produire et vendre son vin, de nombreuses réflexions sont en cours. Elles sont notamment exposées et discutées lors du Congrès International de la Vigne et du Vin. L’événement a eu lieu du lundi 15 au mercredi 17 juillet au Centre international de conférences de Genève (CICG) puis il s’est exporté dans plusieurs régions viticoles du pays avant de terminer vendredi à la Fête des Vignerons.

L’Organisation Internationale de la vigne et du vin (OIV) a décidé de mettre l’accent sur la durabilité. Il y a donc eu des réflexions sur la gestion des sols, l’économie des ressources ou encore la distribution. Les présentations d’experts s’axent autour de quatre thématiques:

  1. Viticulture: traditions et innovations techniques
  2. Oenologie: contrôle du produit et nouvelles technologies
  3. Economie et doit: valeur des produits et communication
  4. Santé et sécurité: gestion des risques

Le professeur et docteur Hans Schultz, qui préside la Hochschule Geisenheim University en Allemagne, a par exemple proposé devant l’assemblée lors de son allocution d'ouverture des mesures pour réduire l’empreinte écologique de la production de vin. Il suggère, par exemple, d’instaurer des normes internationales en matière de poids de bouteille.

Comprendre les subtilités du monde du vin

Les différents membres du comité d’organisation insistent sur l’impact global de l’événement. Des représentants de pays comme le Mexique ou la Chine font le déplacement à Genève, à l'affût des solutions de demain. En tout, environ 600 délégués du monde entier sont présents. Du côté des chercheurs, des professeurs d’universités spécialistes de vin et gastronomie expliquent leurs derniers travaux.

Raul Compés-Lopez est venu d’Espagne pour dévoiler son indicateur d’exportation des vins. Son index vise à démontrer l’adaptation des pays aux fluctuations du marché. «On voit que pour les vins en vrac, le volume est inférieur aux autres. Ce sont surtout des entreprises d’élaboration. Les mousseux abritent des acteurs très spécialisés avec l’Espagne, la France et aussi l’Italie qui possèdent ces niches. Le marché le plus concurrentiel est celui du vin en bouteilles, et c’est là que la capacité d’adaptation est la plus grande» affirme l’expert.

Peu après lui, c’est Morten Scholer qui a pris la parole. L’auteur d’un livre comparant le café et le vin a dressé le portrait des deux breuvages. Il a mis en exergue les différences structurelles entre eux. Le café a selon lui une chaîne de valeur bien plus longue et jouit de standards globaux, tandis que le vin demeure dans une perspective davantage régionale.

Situation mondiale

L’OIV a réalisé son bilan sur la situation vitivinicole mondiale en marge de ce 42ème congrès. Les chiffres restent relativement stables tant au niveau de la production que de la consommation.

Crédits: OIV.
Crédits: OIV.

Dans l’étude, l’OIV ne se lance pas dans des projections pour deviner le futur. La tendance semble toutefois glisser vers une augmentation de la production de vin. Certains pays ont augmenté leur consommation depuis 2014. Ils forment un marché potentiellement intéressant. Parmi eux? La Chine ou encore l’Australie.

En ce qui concerne les exportations, le trio Espagne-France-Italie continue de dominer le marché en tenant environ 50% du marché mondial. L’Italie a produit 54,8 millions d’hectolitres en 2018. La France est seconde du classement avec 48,6 millions produits. L’Espagne complète le podium avec ses 44,4 millions d’hectolitres. La Suisse occupe la 21ème position du classement de production avec 1,1 millions d’hectolitres produits en 2018.

Crédits: OIV.
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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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