Bilan

L'Interprofession estime pouvoir tenir les prix des vins suisses

L'Interprofession de la vigne et des vins suisses (IVVS) estime pouvoir tenir les prix des crus locaux. L'objectif est de vendre 110 millions de litres de vins helvétiques par an.

Les prix sont certes plus bas qu'avant la chute de l'euro, mais il n'est plus nécessaire de brader des vins.

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L'Interprofession de la vigne et des vins suisses (IVVS) estime pouvoir tenir les prix des crus locaux, mais écarte de fortes hausses. L'objectif est de vendre 110 millions de litres de vins helvétiques par an, déclarent l'ancien et le nouveau président de la faîtière dans une interview au "Matin Dimanche".

Après un vrai dumping sur les produits d'entrée de gamme, une meilleure gestion des quantités a permis de stabiliser les prix, expliquent l'ex-patron de l'IVVS Laurent Favre et son successeur ad intérim Thierry Walz. Les prix sont certes plus bas qu'avant la chute de l'euro, mais il n'est plus nécessaire de brader des vins.

Pour les deux représentants de l'Interprofession, il ne faut pas s'attendre à une hausse des prix. Dans les conditions de marché actuelles, les vins suisses ne peuvent pas se le permettre, "au risque de perdre leur place dans les grandes surfaces au profit des bouteilles étrangères", estime M. Walz. Et la concurrence entre vins suisses reste vive.

En attendant le bilan des ventes pour 2014, les deux hommes prévoient que la part de marché des vins suisses a diminué, mais devrait rester bonne. L'an passé, les importations ont elles augmenté de 3 millions de litres pour atteindre 159 millions. Les ventes en 2013 ont aussi été influencées par des effets de déstockage, rappelle le nouveau président.

L'Europe va beaucoup investir à l'avenir dans le soutien des vins à l'exportation dans les pays tiers, dont la Suisse. "La pression sur les prix va donc augmenter, soutient Laurent Favre. La nouvelle politique agricole fédérale doit aborder ces thèmes. D'où l'importance d'être bien représentés à Berne, insiste l'IVVS, qui cherche a priori un politicien pour la présider.

MEILLEURE COMMUNICATION

Dans le sillage des affaires qui ont secoué l'an passé la branche, l'IVVS a demandé au d'instaurer un échange automatique d'informations entre les organes cantonaux, intercantonaux et fédéraux pour garantir "suivi et transparence". En attendant le rapport de l'Office fédérale de l'agriculture sur le fonctionnement actuel, M. Favre juge trop tôt pour dire si cela suffira.

L'ex-président promet des efforts en matière de communication pour restaurer et maintenir la confiance des consommateurs. Malgré les scandales, 2014 n'a pas été la plus difficile de son mandat. En 2011-2012, il a connu des défis plus importants en raison du franc fort et de l'augmentation des importations, assure-t-il.

L'IVVS a alors relancé la promotion des vins suisses puis élaboré sa stratégie vitivinicole 2020. Pour Laurent Favre, l'augmentation de 10,3% de la consommation de vins suisses enregistrée en 2013 a confirmé la pertinence de ces actions.

L'Observatoire suisse du marché du vin, testé dans le canton de Vaud, sera en outre élargi au niveau national. L'IVVS y travaille avec la haute école de viticulture et oenologie de Changins (VD). Pour ce projet, celle-ci est entrée en partenariat avec le centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (KOF).

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