Bilan

Godefroy Baijot: «Créer des Champagnes atypiques et originaux»

Depuis 1843, la maison de Champagne Besserat de Bellefon produit des Champagnes d’exception qu’on retrouve sur les plus belles tables. Godefroy Baijot sera présent au Salon du Champagne de Genève, où il présentera sa maison et ses produits. Portrait.
  • Godefroy Baijot - Besserat de Bellefon

    Crédits: @wine society
  • Philippe Baijot - Président du Champagne Besserat de Bellefon

    Crédits: Besserat de Bellefon

Godefroy Baijot a suivi son père dans l'aventure du champagne. Celui-ci a racheté en 2006 la maison Besserat de Bellefon, plus grand producteur de champagne en biodynamie. Présent à Genève pour le Salon du champagne organisé par Wiine.me, il retrace son parcours et explique sa démarche et sa vision du plus festif des vins.

Comment est née la maison Besserat de Bellefon ? 

La maison a été fondée en 1843 par Edmond Besserat, à Aÿ. Son petit-fils s’est marié en 1920 avec Yvonne Méric de Bellefon, qui lui apporte un vignoble sur la montagne de Reims. En 1930, son frère, Victor, fournit les plus grandes tables de France. Son principal client, le restaurant de luxe La Samaritaine, lance un défi à ses fournisseurs : lui présenter un champagne onctueux, facile à boire, aux bulles fines. « Si on me donne un tel champagne, je n’en commanderai pas cent bouteilles, mais mille », déclare-t-il.

C’est ainsi que Besserat de Bellefon donne naissance à la Cuvée des Moines, un Champagne moins dosé en sucre, crémeux et à la bulle fine. Aujourd’hui encore, la maison est la seule à proposer une gamme aussi originale et fournit tous les grands restaurants. Les cépages de qualité et le long vieillissement permettent le déploiement d’une grande palette aromatique.

En 1960, la famille Besserat quitte l’affaire et la maison passera entre plusieurs mains avant d’être rachetée en 2006 par mon père, Philippe Baijot. Aujourd’hui basé à Epernay, le domaine s’étend sur 35 hectares de vignes, dont 16 hectares en biodynamie.  

Proposer un Champagne bio est donc important pour vous ?  

C’est primordial, même. Nous sommes le plus grand producteur de Champagne en biodynamie. Nous lançons cette année notre première cuvée bio, la BBB. C’est un brut nature, du millésime 2012.

A la vigne, nous privilégions le compost. Les machines sont bannies, afin de ne pas compacter le sol. Sur le vignoble, nous cultivons aussi d’autres végétaux pour favoriser la biodiversité. L’essentiel est d’avoir de la vigne, mais aussi de la vie! Dans l’idéal, nous aimerions étendre cette culture biodynamique à tout le domaine.  

Vous vous souvenez de votre premier verre de Champagne?

J’ai grandi dans la région, dès la naissance, on en passait sur les lèvres des enfants! Je crois que j’ai dû en boire pour la première fois à cinq ans, pour ma communion. La famille en buvait le dimanche, à chaque anniversaire. Je finissais les verres! Avec mes enfants, on trempe les doigts, on goûte du bout des lèvres. C’est important que ces transmissions se fassent.

Vous êtes à Genève pour le Salon du Champagne le 4 novembre. Votre programme de la journée?

Je m’occupe d’une Master Class où je présente un millésime de 1996. Nous présenterons bien sûr notre cuvée BBB et le nouveau millésime 2008. Nous n’avons pas la prétention d’être les meilleurs, mais nous nous efforçons de faire du champagne atypique et de respecter notre style original.

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