Vous êtes hackés!

Plus d’une entreprise suisse sur deux affirme avoir été victime de piratages informatiques l’année dernière. Témoignages et guide des bonnes pratiques à adopter pour éviter le pire.

L'exception tend à devenir la règle. Selon une étude menée l’an passé par KPMG auprès de 60 sociétés en Suisse, 54% des sondés reconnaissaient avoir été victimes d’une forme de piratage informatique au moins une fois dans les douze mois précédant l’enquête. Dans 36% des cas, des pertes financières directes ont été à déplorer. En cause, le passage d’un nombre croissant d’entreprises au numérique, qui permet aux cybercriminels d’assurer un meilleur retour sur investissement en appliquant le même mode opératoire à large échelle. 

Patrick Hauert, VP development auprès du groupe vaudois Kudelski Security, détaille le phénomène:  «Les cyberorganisations mafieuses sont, comme toute entreprise, soumises à des contraintes de coûts. Le phishing, par exemple, qui consiste à s’attaquer à un employé d’une entreprise via un e-mail frauduleux, ne coûte pas plus cher à exécuter si on décuple le nombre de cibles. Il devient dès lors possible de bâtir des modèles d’affaires plus rentables, en exigeant moins, mais auprès de davantage de victimes. Dans beaucoup de cas de cyberrançon, la somme demandée aux entreprises est relativement faible et bien calibrée, souvent comprise entre 500 et 20 000 francs, ce qui incite à payer.» 

Le ransomware – soit la paralysie d’un service, suivie d’une demande de rançon contre son rétablissement – est incontestablement la star de 2016, avec une multiplication par trois de sa fréquence sur l’année. La centrale fédérale d’analyse pour la sûreté de l’information Melani l’explique: «Nul besoin ici de blanchir de l’argent par l’intermédiaire de tiers, il suffit de se faire payer directement, dans une monnaie qui est difficilement traçable.»  [...]

En kiosque du 15 au 29 mars 2017 

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