Revenu de base et marché du travail: s’adapter à la nouvelle donne

Face aux bouleversements du marché du travail, le revenu de base inconditionnel se veut une réponse à la précarité. Bien qu’inapplicable et trop radical, il ouvre la voie à des pistes de réformes nécessaires Et interroge sur la valeur du travail aujourd’hui.

Une rente à vie pour tous les résidents suisses, sans condition ni contrepartie ? L’initiative sur le revenu de base inconditionnel (RBI) votée le 5 juin prochain, propose une refonte radicale de la protection sociale et du modèle économique suisses. Si le montant de l’allocation reste encore à définir – 2 500 francs par mois, avancent les partisans – l’objectif est bien énoncé: lutter contre les menaces de précarité que fait planer l’automatisation en cours dans tous les secteurs. En jeu: 7 millions d’emplois en danger dans les pays développés d’ici à 2020, selon les calculs du WEF. 

Flexible, le marché du travail suisse fait cependant toujours figure de premier de classe en Europe, avec un taux de chômage à 3,6% en 2015, malgré les tumultes du franc fort notamment. Pour Ivan Slatkine, président de la Fédération des entreprises romandes et directeur du groupe d’édition éponyme, l’initiative veut réduire en miettes un système qui fonctionne.

«Ce texte veut faire dépendre les citoyens de l’Etat. Qui plus est, avec un modèle de financement complètement contradictoire puisqu’il reposerait sur le système actuel d’économie de marché ; davantage de productivité et d’imposition seraient donc nécessaires pour financer le revenu de base. Cette étatisation de l’économie signerait la fin du succès suisse, une faillite totale de notre économie.» [...]

En kiosque du 11 au 24 mai 2016 

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."