Quelle Europe pour la Suisse?

La votation du 9 février sur l’immigration a fortement compliqué nos relations avec une union européenne dont la stabilité est aujourd’hui mise à mal.

L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises», écrivait Jean Monnet, l’un des pères de la construction européenne, dans ses Mémoires. Quelle que soit l’issue de la tragédie grecque, l’Union européenne (UE) et la zone euro parviendront à rebondir. Elles n’ont pas d’autre choix. C’est la place de l’Europe dans le monde qui se joue. Calculé individuellement, le poids de ses membres ne pèse pas lourd face à la concurrence américaine et asiatique. 

Le destin de la Suisse dépend aussi de la stabilité de l’UE. En a-t-elle vraiment conscience? Depuis l’adoption de l’initiative contre l’immigration de masse en février 2014, nos relations avec l’UE sont tendues. Les négociations (marché de l’électricité, cadre institutionnel) et les discussions exploratoires (accès au marché bancaire) qui étaient en cours ont été interrompues. De la résolution de la question migratoire dépendent la pérennité des accords bilatéraux – dont les retombées ont permis à notre pays d’obtenir une croissance économique supérieure à celle de ses voisins – et le déblocage du dialogue avec Bruxelles. 

A quelques mois des élections fédérales, la question européenne est mise toutefois sous le boisseau. Aucune formation politique n’ose l’empoigner à bras-le-corps, de peur de froisser son électorat. Or, dans un proche avenir, la Suisse devra à nouveau se poser la question de son adhésion à l’UE. 

C’est dans ce contexte brûlant que Bilan consacre ce dossier à l’UE et aux relations de la Suisse avec ses voisins.

En kiosque du 24 juin au 7 juillet 2015 

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