Mulhouse, une ville pleine de surprises

A quelques minutes de la frontière suisse, l'ancien fleuron de l'industrie alsacienne se transforme peu à peu en capitale culturelle. Ateliers d'artistes et boutiques tendances ont investi les friches et remplacé les filatures et autres usines. Reportage à découvrir ici.

11h10, sur le quai 3 de la gare. 

- Vous connaissiez déjà Mulhouse ? 

- Oui, enfin non. Disons que j’ai souvent pris son autoroute de contournement. 

L’attachée de presse de l’Office de tourisme se fige. Je suis invitée par Atout France à découvrir la cité alsacienne durant 72 heures. Je la rassure: j’ai laissé tous mes préjugés lors de mon dernier changement de train à Bâle.

Et je fais bien. A une vingtaine de minutes de la ville suisse, l’ancien centre régional incontesté de l’industrie, du textile à la mécanique, regorge de surprises artistiques. Autrefois comparée à Manchester pour ses filatures, la ville possède des friches industrielles surprenantes reconnues, aujourd’hui, pour leur ébullition culturelle. De quoi consacrer une journée entière à la découverte de ces cités ouvrières et locaux désaffectés reconvertis en centres d’art contemporain, boutiques pour jeunes créateurs, lofts ou ateliers d’artistes.

Située dans le bâtiment 75 de l’ancienne usine DMC à Mulhouse, l’association baptisée Motoco&co («More to come»), regroupe 120 résidents et 80 ateliers.

Dans une ancienne fabrique de tuiles située, selon l’humeur du GPS, à 5 minutes en voiture de là, un autre collectif d’artistes s’est réuni depuis 2015. Le Séchoir occupe le dernier étage de ce bâtiment en brique. Le propriétaire, las de voir son immeuble en sommeil, propose à ces artistes de redonner vie à l’espace: «rêvez et après on verra.» On déambule depuis dans les 350 m2 de leur salle d’expo. 

Du 20 avril au 27 mai, ils inaugureront «Madhouse», une exposition collective qui tisse un lien entre la scène musicale de Manchester et Mulhouse. Dans les années 1980, des trublions alsaciens, au poil hérissé tendance punk, font la navette et dansent sur Joy Division puis New Order. Cette cold wave débarquera sur les dancefloors et les ondes des radios libres de Mulhouse. 

Sur la plateforme des Greeters, ces habitants bénévoles passionnés, Jacqueline Schuller propose une balade à pied pour les adeptes d’art dans les rues. L’auteure de «Mulhouse, Murs peints et Street art», connaît la soixantaine de murs aveugles et façades repeintes, des trompes l’œil de l’Hôtel de Ville aux graffitis plus récents. Elle nous embarque dans ce musée iconographique à ciel ouvert. 

L’ancienne documentaliste précise d’emblée que l’art de la rue ne se résume pas qu’aux peintures murales. Que nenni. Ici, Clet s’approprie la signalétique routière en taquinant les panneaux de circulation. Le gang des tricoteuses habille les troncs des arbres. Les installations végétales, les Pheuillus, ces silhouettes humaines ou animales créées avec des feuilles mortes sont signées par la compagnie Le Phun. Pierre Fraenkel habille, lui, les murs de ses mots tandis que C215, en partenariat avec la galerie de street-art Orlinda Lavergne, s’approprie les boîtes aux lettres publiques de la Poste...

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