Les sports collectifs facilitent le recrutement

En plus de garantir une meilleure forme, le sport permettrait également de trouver plus facilement du travail, selon une étude de Michael Lechner et Paul Downward, du département d'économie de l'université de St-Gall. Et si le fait de savoir centrer ou tacler sur un terrain de football donnait des clefs pour travailler en équipe et augmentait les chances d'être embauché? C'est peu ou prou la conclusion à laquelle deux chercheurs de l'Université de Saint-Gall, Michael Lechner et Paul Downward, sont arrivés récemment.

Les deux chercheurs du département d'économie de l'université saint-galloise ont notamment pris pour base documentaire une série d'études britanniques réalisées sur de très vastes échantillons de la population (180'000 à 350'000 personnes).

Accès au travail et revenus

D'après les résultats obtenus, en comparant la pratique sportive des personnes interrogées et leur situation professionnelle, Michael Lechner et Paul Downward déduisent un lien entre l'activité sportive et l'accès initial à l'emploi, mais aussi les revenus au fil de la vie.

Quand ils vont davantage dans le détail, les deux chercheurs peuvent même affiner cette analyse: les sports collectifs offriraient de meilleures perspectives pour décrocher un emploi.

Selon leur étude, le football, le basket-ball, le handball ou le water-polo offrent un meilleur taux d'employabilité à ceux qui le pratiquent. Les personnes qui pratiquent ces activités seraient notamment en moyenne mieux éduquées et plus employées (+3,5%) que celles qui ne les pratiquent pas. «Peut-être en signalant la capacité à travailler en équipe», avance l’étude.

Golf et tennis pour les hauts revenus

Mais le sport pratiqué peut aussi être révélateur dans la hiérarchie au sein de l'entreprise. Ainsi, les personnes pratiquant le fitness ou certains sports de plein-air (golf ou tennis) sont en général situés plus haut dans la hiérarchie des sociétés et dans les grilles salariales. Ces personnes toucheraient jusqu'à «plus de 10% de plus» que les non-sportifs.

Cependant, la relation pourrait aussi être inversée: «De plus gros revenus et un statut socio-économique plus élevé tendent également à augmenter le taux et la fréquence de participation aux sport», note l'étude.

Le rôle social de ces activités pourrait expliquer cet effet inversé: les cadres supérieurs et dirigeants retrouveraient leurs homologues, contacts, fournisseurs ou clients sur les greens de golf et autour des filets de tennis. Enfin, les dirigeants auraient plus de facilité pour aménager leurs emplois du temps que leurs employés du bas de l'échelle, astreints à des horaires plus rigides. Ils pourraient ainsi plus facilement trouver du temps et les moyens de travailler leur swing ou leur revers.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."