La Finma ne veut pas nuire à la place financière tessinoise

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Le CEO de l'Association suisse des banquiers (ASB), Claude-Alain Margelisch, a défendu la position de la Finma dans le scandale qui a précipité la chute de BSI.

L'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers n'a pas la moindre intention de punir la place financière tessinoise. Mercredi dans les colonnes du "Giornale del Popolo", le président de la direction (CEO) de l'Association suisse des banquiers (ASB), Claude-Alain Margelisch, a défendu la position de l'autorité de tutelle dans le scandale qui a précipité la chute de BSI.

Il s'est inscrit en faux face au propos tenus par le professeur Sergio Rossi dans la presse dominicale. L'économiste tessinois, enseignant de macroéconomie à l'Université de Fribourg, avait laissé entendre que la Finma aurait agi avec moins de sévérité si les manquements reprochés à BSI avaient été le fait d'un établissement zurichois ou genevois.

"Il n'y a aucune volonté délibérée de la part de l'autorité de surveillance de nuire au canton ou à la Suisse", a martelé M. Margelisch. Et de souligner que l'intervention de la Finma fait suite au constat que "l'institut n'a pas suivi les obligations légales qu'il devait mettre en oeuvre" et que c'est pour cette raison qu'il a été sanctionné.

"La Finma a clairement expliqué que les risques de corruption et de contamination ont augmenté", mais le respect des normes s'applique à l'ensemble des acteurs de la branche, certainement pas seulement à ceux qui sont basés au Tessin, a-t-il ajouté.

Pour rappel, BSI avait défrayé la chronique le 23 mai dernier, après s'être vu reprocher par la Finma et son homologue singapourienne (MAS) des manquements dans l'organisation interne et la lutte contre le blanchiment d'argent, notamment dans le scandale du fonds souverain malaisien 1MDB. Des enquêtes pénales sont également en cours contre des responsables de la banque dans les deux pays.

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