Horlogerie: le temps des indépendants ?

Ils n'ont pas la force de communication et marketing des grands groupes horlogers: les indépendants doivent redoubler d'efforts pour exister dans un marché extrêmement concurrentiel.

Le milieu de l'horlogerie compte de grands noms - presque indétrônables. Certaines maisons ont plusieurs siècles d'histoire. Leur garde-temps en sont chargés, si bien que bon nombre de collections font des références directes aux valeurs ou à l'historique de la marque. Aujourd'hui, de nouveaux acteurs voient le jour. Parfois, ils ont eu envie de se lancer sur un projet personnel. Des fois, ils en avaient assez de subir une logique de vente dans un métier qu'ils estiment être de l'art. Certains se sentaient prêts à développer leur propres montres.

Samuel Gillioz, de Kauri Watches, Claudio d'Amore, de Code41, et Rexhep Rexhepi, d'Akrivia, expliquent leur démarche et leur plan pour mettre leurs garde-temps sur le devant de la scène.

Une scène déjà bien occupée

Inspirés à la fois par Code41 et MB&F, FiveCo et PilotDesign ont mis au point une horloge de table. L'ingénieur et directeur général du bureau ingénierie Antoine Lorotte parle d'un véritable projet coup de cœur. «Un jour, je suis allé manger avec Philippe Vallat, le patron de PilotDesign. Nous nous sommes dit que nous devions nous faire plaisir» affirme le Lausannois. Après avoir travaillé sur de nombreux projets - de l'automobile au médical en passant justement par l'horlogerie - l'heure était venue de lancer un projet "excitant". Philippe Vallet et Antoine Lorotte ont posé les conditions. Le but était de mettre au point produit Swiss Made que les personnes peuvent s'offrir. «Nous avons sondé autour de nous la somme que les personnes étaient prêtes à mettre pour un cadeau des 50 ans d'un proche. Nous sommes arrivés à un budget d'environ mille francs.» confie l'ingénieur. L'horloge de table leur permet de jouer sur l'esthétique tout en créant un objet utile. «Dans ce marché, soit on voit des objets très bas-de-gamme, soit c'est du très haut-de-gamme comme MB&F.» explique encore Antoine Lorotte.

Les ingénieurs ont dû redoubler d'efforts pour baisser les prix de production. «Nos sous-traitants viennent de Zurich, du Jura... c'est véritablement suisse.» raconte le patron. Le projet sera en ligne sur Kickstarter dès début décembre, le but étant d'avoir au minimum une centaine de commande. En-deçà, la production sera impossible.

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