Frontaliers: entre nécessité et rejet

Les frontaliers jouent un rôle clé dans l’économie de plusieurs cantons romands. Mais ils suscitent aussi la grogne de la population et celle des entreprises françaises qui perdent leur main-d’œuvre.

Il fut project manager, puis a été licencié. Il a accepté des emplois à durée déterminée pour rester actif et compétitif. Il est désormais en fin de droit et pris en charge par l’Hospice général de Genève. A 47 ans, ce diplômé en sciences économiques ne parvient pas à trouver un nouveau job: «Ma route a parfois été barrée par des frontaliers plus jeunes. Dans la dernière semaine d’un emploi temporaire, j’ai même dû former celui qui me prenait mon poste.»

A Genève comme dans les autres cantons frontaliers avec la France, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, la concurrence à l’embauche est devenue plus dure malgré le dynamisme du marché du travail. Entre 2009 et 2014, 21 000 nouveaux emplois (à plein temps et à temps partiel) ont été créés dans les secteurs public et privé. Soit une progression de 8%.

Au cours de la même période, le nombre de frontaliers a augmenté d’environ 17 000. Soit une hausse de 31%. Ces derniers occupent environ un cinquième des emplois. Et ils travaillent majoritairement dans le commerce de détail et de gros, l’industrie manufacturière, la santé et l’action sociale ainsi que dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques. Avec un réservoir de population trop faible pour répondre aux besoins de son économie, Genève a toujours eu besoin de la main-d’œuvre frontalière et de celle en provenance de son voisin vaudois. [...]

En kiosque du 15 au 28 avril 2015

 

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