Entrepreneur, la face cachée du mythe

Jamais le statut d’entrepreneur n’a autant été mis sur un piédestal. Or, ce culte masque une réalité où règnent le stress, la précarité et les échecs. Enquête.

En 2016, l’entrepreneur est sexy. Portée aux nues par les médias, cette figure héroïque passe pour la clé de voûte de l’innovation comme du dynamisme de l’économie. L’entrepreneur, c’est le professionnel qui veut créer un projet par lui-même. Son entreprise gagne le statut convoité de start-up si elle comporte un aspect technologique et révolutionne un marché établi tout en dégageant une forte croissance. Dans ce registre, Mark Zuckerberg (32 ans) représente l’archétype de la réussite.

Fondateur de Facebook en 2004, cet ancien étudiant de Harvard, aujourd’hui à la tête d’une fortune de 55 milliards de dollars, a accédé au statut de rock star. Signe révélateur de cette aura, les nerds sont devenus des cibles de choix pour les top models. Fondateur de SnapChat, Evan Spiegel (26 ans) est le compagnon du mannequin Miranda Kerr, tandis que l’actrice britannique Emma Watson a jeté son dévolu sur William Knight, un entrepreneur technologique américain. 

Le mythe de l’entrepreneur marque les années 2010 comme l’a fait avant lui le culte du «battant», incarné par Bernard Tapie dans les années 1980. La décennie suivante a été celle des traders, façon Gordon Gekko dans le film Wall Street.Rappelez-vous: «Greed is good.»--–«Quand j’ai commencé mes études HEC dans les années 2000, la profession à la mode, c’était banquier d’affaires. Puis après la crise financière de 2008, l’intérêt s’est reporté sur le trading de matières premières», relate Andreas Schollin-Borg (28 ans), fondateur de Batmaid, l’Uber des femmes de ménage. [...]

En kiosque du 9 novembre au 1er décembre 2016

 

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