Elio di Rupo: "La recherche doit être préservée"

Plusieurs responsables européens de la recherche sont à Davos pour encourager les décideurs politiques à investir dans la recherche, même en temps de crise.

La tentation est grande en période de crise de raboter les budgets de la recherche. Des coupes moins visibles pour le grand public que les budgets de l'éducation, des transports ou des aides sociales. «Mais ce serait une erreur grave sur le long terme: ces dépenses d'aujourd'hui sont des découvertes demain et des emplois après-demain. Plus encore qu'en période de croissance, la recherche doit être préservée», affirme Elio di Rupo. Le premier ministre belge, lui-même issu du monde de la recherche universitaire, appelle ses confrères européens à ne pas céder à la tentation de réduire la voilure de la recherche.

Ancienne présidente du Conseil européen de la Recherche (ERCEG), Helga Nowotny abonde en son sens: «Nous sommes ici à Davos pour faire passer ce message auprès des dirigeants du monde. C'est dans les laboratoires aujourd'hui que se construit la croissance du futur. Et cette croissance basée sur l'innovation est d'autant plus cruciale car les emplois qui en seront issus seront à forte valeur ajoutée».

Pour contrer la pression sur les budgets, Elio di Rupo propose une solution: développer les programmes de recherche plurinationaux, qui permettent de maximiser les avancées en réunissant les meilleures compétences tout en mutualisant les coûts. Et de citer en exemple le CERN, aux portes de Genève, «qui a nécessité de coûteux investissements mais est aujourd'hui un équipement sans pareil à travers le monde».

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