Aucun lien entre Benoît Violier et la fraude valaisanne, selon PWC

Le chef étoilé, décédé le 31 janvier, n'aurait pas été victime de l'escroquerie aux vins, selon un rapport d'audit.

Suite aux divers démentis concernant notre article "Benoît Violier aurait été victime d'une vaste escroquerie", publié sur bilan.ch le samedi 6 février, Bilan a rouvert l'enquête au sujet de la situation financière du "meilleur chef du monde", qui a mis fin à ses jours le 31 janvier de cette année.

Contrairement à ce que notre article laissait entendre, aucun élément n'a permis de confirmer les liens supposés entre Benoît Violier et B., le financier sous enquête en Valais pour une fraude aux grands vins et diverses autres escroqueries.

Nous écrivions: "[Benoît Violier] aurait commandé des vins prestigieux à B. et n'aurait jamais été livré". Cette information au conditionnel, donnée par deux informateurs ayant témoigné sous couvert d'anonymat, n'a pu être étayée.

D'autres éléments viennent en effet enterrer cette piste. Pricewaterhousecoopers (PWC), la société d'audit en charge des comptes du Restaurant de l'Hôtel de Ville Benoit Violier SA nous a certifié que ni le défunt, ni l'établissement, n'avaient de relation d'affaires avec B., connue et avérée. La plus importante facture payée par B. au restaurant était inférieure à 30'000 francs et a été réglée sans problèmes. La société d'audit, dont nous avons pu voir l’attestation, certifie également que la situation financière personnelle du défunt au 31 janvier était saine, n'ayant connu aucune variation entre janvier 2014 et fin janvier 2016, et qu'il n'avait pas de dette vis-à-vis du restaurant ni de ses actionnaires.

Les chiffres audités indiquent que l’établissement est bien capitalisé, avec un très bon niveau de liquidités, ainsi que des engagements envers des tiers très faibles. L'auditeur atteste que le résultat d'exploitation intermédiaire, qui porte sur la période allant du 1er avril 2015 jusqu'à ce jour, est bénéficiaire. Il est indiqué en outre que B. n'est pas débiteur de l'établissement et ne l'a jamais été, et qu'il n'a pas été créancier du restaurant durant les trois dernières années.

En somme, la fiduciaire certifie que le restaurant dirigé jusqu'au 31 janvier par feu Benoît Violier n'a subi aucun préjudice lié à B.

Le magazine Bilan tient à ce que ses lecteurs reçoivent une information rigoureuse et complète. C’est pourquoi nous portons à leur connaissance ces éléments nouveaux, qui infirment les hypothèses avancées à l’origine sur bilan.ch et nous permettent de fournir un état des lieux de la situation. Nous relevons que, quelques jours après la mise en ligne de notre enquête, et au vu des diverses réactions, nous avons publié à sa suite un avis du médiateur de Tamedia qui considérait cette parution comme prématurée: les informations divulguées n’étaient en l’état pas assez consolidées pour justifier une publication.

Bilan exprime ses regrets à la famille de Benoît Violier ainsi qu’au Restaurant de l’hôtel de Ville de Crissier.

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