Bilan

Un QR Code pour immortaliser le souvenir d'un proche

Après la vie connectée, la mort aussi le devient: connu à l'étranger, le système des QR Codes sur pierres tombales débarque en Suisse.
  • Flasher le QR Code de la pierre tombale permet d'accéder directement à la page web dédiée au défunt.

    Crédits: Image: Adangelis
  • Un QR Code sur une pierre tombale et il suffit d'un smartphone pour le scanner et accéder à une page web retraçant la vie du défunt.

    Crédits: Image: Guillaume Meyer/AFP
  • Le QR Code plaqué sur la pierre tombale renvoie vers une page web élaborée par les proches avec les contenus choisis par eux pour évoquer le défunt.

    Crédits: Image: Guillaume Meyer/AFP

Un prénom, un nom, deux dates. Parfois une photo. De plus en plus rarement une épitaphe. Les pierres tombales sont sobres en ce début de XXIe siècle, mais il devient de ce fait de plus en plus difficile de savoir qui repose dans ces tombes. Pour pallier cet oubli et perpétuer la mémoire des défunts, la technologie vient à la rescousse.

Développé concomitamment en France par une startup mulhousienne et aux Etats-Unis, un système de QR Codes renvoyant vers des pages internet dédiées aux défunts a vu le jour. Désormais, ce service est accessible en Suisse.

Un smartphone, un QR Code, un scan

Rien de révolutionnaire car le but du QR Code a toujours été de renvoyer l'utilisateur d'un smartphone vers un site web par un simple scan. Les pionniers de cette pratique ont donc simplement généré un QR Code et associé celui-ci à une page web de leur conception. L'originalité du service proposé depuis un an en France et aux Etats-Unis, et donc désormais aussi en Suisse, a été de proposer un service complet, associant un QR Code sur un support discret et sobre pour ne pas être trop voyant sur la pierre tombale, à une page web que les clients doivent simplement compléter à leur guise avec photos, vidéos et textes.

Les premiers à avoir composé ce service global sont Digital Legacys aux Etats-Unis et Codia Memoria et Adangelis en France.

Codia Memoria - Le souvenir en image from GCEMOTIONS on Vimeo

A quelques jours du jour des défunts, au lendemain de la Toussaint, alors que les familles s'apprêtent à se souvenir de leurs proches disparus, Adangelis propose désormais ce service en Suisse. La fourniture d'une plaque en céramique (afin de résister aux outrages du temps) avec le QR Code, ainsi que les codes pour accéder à une page dédiée et la remplir avec le contenu souhaité, que ce soit pour soi-même en prévision du jour de sa disparition, ou pour un proche déjà décédé.

Adangelis a été parmi les pionniers de ce service en France. Et désormais, après Adangelis.fr, voici Adangelis.ch pour que les familles suisses aussi puissent perpétuer le souvenir de leurs disparus. Mais aussi donner la parole à toutes les personnes qui ont connu le défunt: «Chaque visiteur a la possibilité de compléter le mémorial en y présentant ses condoléances ou un témoignage, sous réserve de l’approbation du concepteur», expliquent Julien Bugnon et Lucas Turrian, les deux entrepreneurs suisses qui ont adapté en Suisse le concept.

Pour eux, «Chaque défunt part avec sa propre histoire et seuls certains souvenirs restent sous diverses formes: albums, lettres, films et objets. Cependant, au fil du temps, ces souvenirs se dispersent et finissent, bien souvent, par disparaître». Et leur solution permet de préserver la mémoire. D'autant plus que les outils technologiques actuels permettent de disposer de ces documents sous forme numérique.

La solution est simple, mais aussi ajustable selon les envies du client, non seulement pour les contenus, mais aussi pour l'accès: «le client a le choix d’offrir un accès libre aux visiteurs ou de protéger l’accès avec un mot de passe, s’il souhaite réserver cet espace à sa famille ou à ses proches», expliquent les responsables suisses d'Adangelis. Le client peut aussi adapter par la suite le contenu, autant de fois qu'il le souhaite: il garde la main sur le contenu de la page qu'il a rédigée.

 

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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