Bilan

Un copy shop 3D de luxe ouvre à Genève

La start-up PrintaBit a mis en ligne un service qui permet l’impression de pièces de très haute qualité pour les artistes et les designers.
  • Figurines signature métallisée (cuivre mat, or 24K brillant, chrome mat)

  • Stéréolithographie (travail de résine photopolymère par exposition UV contrôlée).

  • Figurine signature plaquée or 24K

  • Déballage de figurines signature en nylon par frittage laser

  • Déballage de figurine signature en nylon par frittage laser

  • Peinture au pistolet d’une figurine signature en résine

  • Figurines signature en résine peinte (mat/brillant)

«L’impression 3D, c’est comme le micro-onde. Au départ. on a dit que cela allait révolutionner la cuisine. La réalité, c’est que le micro-onde est resté à la gastronomie ce que les imprimantes 3D dites de bureau, type Makerbot et autres machines bon marché, seront à la fabrication d’objets. Du low cost, alors qu’il y a un marché pour la qualité.»

Victor Martin, fondateur de PrintaBit à Genève, voit la qualité encore médiocre des imprimantes 3D de prototypage rapide comme une opportunité. Grâce à un accord avec une entreprise d’impression 3D qui produit des pièces haut de gamme pour l’aéronautique et l’automobile, soit en nylon par frittage laser soit en polymères par traitement UV, il a trouvé un modèle d’affaires pour mettre à la disposition des artistes et des designers des imprimantes qui coûtent encore des centaines de milliers francs.

Un copy shop en ligne

Pour des prix qui commencent à partir d’une centaine de francs, PrintaBit se charge de recevoir les fichiers numériques des objets imaginés. Puis, il les fait réaliser par son partenaire, avant de s’attaquer aux finitions dans son atelier genevois.

Une cinquantaine d’entreprises et d’artistes utilisent déjà ce service. Leurs œuvres seront bientôt mises en vente en ligne. Cette stratégie, qui joue avec les codes du luxe associés à la ville du bout du lac, paraît habile. Reste cependant à savoir si les grandes marques vont aussi jouer le jeu ?

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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