Bilan

Toujours plus de temps passé sur les apps

Une enquête menée par l'institut Nielsen indique que les utilisateurs de smartphones passent toujours plus de temps sur les apps, même si le nombre de programmes téléchargés n'augmente plus très vite.

Les détenteurs de smartphones ne téléchargent guère plus d'apps qu'avant mais passent davantage de temps sur ces programmes.

Crédits: Image: Christian Beutler/Keystone

Le nombre d'apps ne cesse d'augmenter: chaque jour, des dizaines de nouveaux programmes sont proposés aux détenteurs de smartphones. Pour discuter, envoyer des messages, jouer. écouter de la musique ou regarder des vidéos, se déplacer, consulter des recettes, se repérer, effectuer des achats, gérer ses finances,... il n'existe plus un domaine qui soit dépourvu d'une app.

Pour autant, les détenteurs de smartphones ne suivent pas cette explosion de l'offre en téléchargeant toujours plus d'applications. Certes, le nombre moyen augmente toujours, mais le rythme tend à se réduire, comme l'indique une étude menée par 

 

 

La tentation de rentabiliser un smartphone à plus de 500 euros en le gavant d’applications a ses limites. En revanche, le temps passé à tromper l'ennui sur son - tout - petit écran n'en a pas. Selon une étude publiée par l’institut Nielsen, portant sur les propriétaires d’iPhone et de téléphones connectés à Android de plus de 18 ans, le nombre d’applications utilisées chaque mois n’augmente que lentement : de 23,2 fin 2011 à 26,5 fin 2012, puis 26,8 au dernier trimestre 2013. Nielsen en conclut qu’il y a vraisemblablement un « plafond » d’applications au delà duquel l’utilisateur de smartphone ne s’aventure pas, autour de 30.

En revanche, le temps passé sur l’ensemble des applications continue, lui, à solidement augmenter : de 18,18 heures par mois fin 2011 à 30,15 heures fin 2013. Les auteurs de l’étude soulignent à ce titre qu’au final, « c’est bien le contenu qui compte ». 

Si la tranche des 25-44 ans est celle qui utilise le plus d’applications différentes (29 en moyenne), ce sont les 18-24 ans qui passent le plus de temps dessus (trente-sept heures et six minutes chaque mois). Plus étonnant, les seniors ne sont pas en reste : les plus de 55 ans passent en moyenne vingt et une heures par mois sur 22 applications différentes.  Le potentiel de croissance, à la fois pour des services marchands et la vente d’espaces publicitaires sur mobile reste important. 

Du côté des contenus, l’essentiel du temps passé sur les applications est consacré aux moteurs de recherche et aux réseaux sociaux (dix heures et cinquante-six minutes fin 2013). Les applications de divertissement (vidéos, audio, jeux) représentent la plus forte progression (de six heures par mois en 2012 à plus de dix heures en 2013). Les outils de communication (courriels, messagerie instantanée...) ne mobilisent « que » trois heures et quarante-huit minutes par mois.

Le shopping reste également loin derrière, avec une heure et trente-trois minutes (la progression sur ce segment est l’une des plus faibles : + 12 % entre 2012 et 2013). Au même niveau se situent également les applications d’information : elles ne captent elles aussi qu’une heure et demi du temps de cerveau disponible du détenteur de smartphone, mais sont en forte progression (+ 55 % sur un an).  

Si l’on regarde de plus près, le détail des applications visitées montre une écrasante domination de Facebook (qui inclut Instagram), qui concentre à elle seule, selon une étude du cabinet Flurry publiée en avril, 17 % du temps passé sur application mobile.

Sans surprise, le grand perdant de cette recomposition du paysage mobile est Safari, navigateur installé par défaut sur les appareils iOS, et dont la part est passée de 12 % du temps consacré par les utilisateurs à seulement 5 %.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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