Bilan

Swisscom fait rouler une voiture sans conducteur

Il n'y a pas que Google qui développe un véhicule autopiloté. L'opérateur télécom helvétique innove avec une Volkswagen Passat dont l'ordinateur embarqué conduit, manœuvre et freine le véhicule de manière autonome.
  • La voiture sans conducteur a été présentée ce matin aux journalistes par Swisscom.

    Crédits: mary vakaridis
  • Swisscom et ses partenaires ont équipé une Volkswagen Passat de manière à ce qu'elle puisse circuler de manière autonome.

    Crédits: Swisscom
  • Installé à la place du conducteur, le passager ne touche pas le volant.

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  • La voiture est équipée de caméras, lasers et radars qui lui permettent d'éviter les obstacles.

    Crédits: Swisscom
  • Les ingénieurs ont équipés une voiture standard de manière à ce qu'elle puisse circuler sans conducteur.

    Crédits: Swisscom

Bienvenue dans la voiture sans conducteur de Swisscom. Derrière le volant, un ingénieur qui ne touche à aucune des commandes. Le véhicule démarre, accélère, prend un virage. La caméra identifie un feu au rouge sur la piste du véhicule qui freine aussitôt. Un résultat plutôt impressionnant pour un prototype. Un réglage très conservateur fait que la voiture s’arrête aux passages pour piétons même si personne n’attend pour traverser. Quelques à-coups et cahots font aussi partie de la démonstration. 

Swisscom fait circuler ce mois-ci à Zurich la première voiture autopilotée en Suisse. La Volkswagen Passat de série a été équipée par le laboratoire allemand Autonomos de capteurs, ordinateurs et logiciels. L'ordinateur embarqué conduit de manière autonome, détectant véhicules et piétons au moyen d'un scanner laser, d'un radar et de caméras vidéo. “D’ici 10 ans, on devrait voir les premières voitures sans conducteur sur le marché, estime Christian Petit, responsable d'Enterprise Customers chez Swisscom. Les technologies nécessaires vont entrer de manière progressive dans l’industrie. Vous avez déjà des voitures qui parquent toutes seules.”

L’opérateur helvétique historique ne veut pas devenir un constructeur de voitures. “En revanche, les innovations autour du secteur automobile concerne Swisscom. Ces changements résident dans la mise en réseau avec l'environnement. La voiture autopilotée est un exemple parfait de la digitalisation des informations », énonce Christian Petit. En tant que prestataire de services TIC (Technologies de l’information et de la communication), Swisscom a aussi l’internet des objets pour métier. Sa mission: mettre en relation véhicules, environnement et utilisateurs.

Partenariat avec le DETEC

L’expérience de la voiture autonome est développée dans le cadre d'un partenariat avec le DETEC (Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication) et le laboratoire Autonomos Labs. Des spécialistes restent derrière le volant afin d'assurer la sécurité de ces sorties, qui se déroulent sur des itinéraires approuvés par le DETEC.

La voiture sans conducteur est l’un des grands projets technologiques actuels. Le projet a démarré sous l'impulsion de Sebastian Thrun, qui avait remporté le DARPA Grand Challenge en 2005, au sein d’une équipe de l'université Stanford. Google a acquis la technologie et a annoncé en 2010 avoir parcouru 800 000 kilomètres avec véhicules en pilotage automatique. Directeur du programme de voitures autonomes au sein de Google, Chris Urmson affirme en effet que les voitures autonomes de Google n’ont été impliquées que dans 11 accidents depuis que les tests ont commencé, il y a un peu plus de six ans, et dans aucun cas elles n’ont été à l’origine des accidents. Dans le blog spécialisé «Backchannel’s», il soutient que ce nombre est extrêmement faible par rapport aux chiffres portant sur les véhicules ordinaires.

 

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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