Bilan

Skim invente le marivaudage mobile

En transformant les rencontres via l’internet mobile en jeu, l’application de dating Swiss made rivalise avec les succès américains comme Tinder.

L'application de rencontres Skim a développé la dimension ludique.

Depuis Marivaux, on sait que l’amour est un jeu de hasard. En 2013, Hannes Gassert et Adrian Bührer ont décidé de faire du marivaudage avec Skim. Cette application mobile sera l’une des 50 start-up suisses dans lesquelles investir en 2014 (la sélection 2013 ici) présentées dans le numéro de Bilan du 5 février prochain, en parallèle au démarrage de la conférence Lift à Genève.

Comme d’autres services de online dating de dernière génération, Skim présente les candidats d’abord à partir de l’essentiel, autrement dit la photo. Avec une philosophie consumériste et passablement addictive, les profils se feuillettent tactilement afin de choisir d’un simple "like" dans le catalogue des candidat(e)s.

Vous avez dit Tinder ? On n’est effectivement pas loin de l’application de dating américaine qui cartonne en ce moment. Sauf que la dimension ludique – la gamification comme on dit chez les geeks – a été poussé encore plus loin.

«Afin d’éviter que, comme dans Tinder, la même jolie fille ne réponde pas aux 300 sollicitations qu’elle reçoit par jour, nous avons mis au point un système de matching inspiré par la vie réelle», explique Adrian Bührer.

Etape 1 : les profils sont triés par affinités potentielles à partir de Facebook pour constituer une sorte de jeu de cartes des profils. Etapes 2, 3, 4 et 5, les candidat(e)s évoluent en se révélant progressivement, notamment via des jeux, en gagnant une monnaie virtuelle, et en la dépensant à coup de cadeaux dénichés sur des sites de e-commerce partenaires comme Fashionfriends.ch, acceptés ou non (pour une petite démo, c’est ici).

L’application séduit 500 nouveaux utilisateurs par jour actuellement pour une audience de 45 000 «skimmers». Plus sur cette opportunité d’investissement et 49 autres le 5 février prochain.

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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