Bilan

Six startups suisses dans le top 100 Red Herring Europe

Référence européenne pour les startups, la liste 2014 du Red Herring top 100 vient d'être dévoilée: six jeunes pousses suisses se retrouvent dans ce classement continental.

Six startups suisses se retrouvent dans le top 100 Europe du magazine Red Herring pour 2014.

Crédits: Image: Keystone

Revue de référence pour les nouvelles technologies auprès des Venture Capitalists et des avocats d'affaire depuis 1993, Red Herring a lancé en 1996 une série de palmarès annuels par continents portant sur les startups les plus prometteuses. Le magazine américain, par son audience et l'acuité de ses analyses, a ainsi su déceler le potentiel de nombreuses jeunes entreprises en passe de devenir des acteurs majeurs du web, du matériel technologique, des réseaux sociaux ou de la finance.

Le palmarès 2014 du top 100 européen vient d'être dévoilé. Et pas moins de six startups suisses se retrouvent dans cette liste (qui n'est pas un classement). Si trois entreprises sont zurichoises, les Romands ne sont pas absents avec deux jeunes pousses nées sur le campus de l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) et une autre genevoise.

Téléphonie, photonique et sécurité des données

Cette dernière, Blackphone, se positionne dans le domaine des systèmes de téléphonie mobile sécurisée. Fruit d'une association entre Silent Circle et Geeksphone, Blackphone s'appuie sur un système d'exploitation original, PrivatOS, basé sur Android, mais offrant des performances inégalées en termes de sécurité des échanges de données. L'utilisateur de Blackphone pourra, depuis n'importe quel endroit de la planète, passer des appels audio ou vidéo, échanger des fichiers ou des messages en assurant un maximum de confidentialité face aux risques d'espionnage.

 

Autre startup romande, ActLight se concentre sur la photonique CMOS (Complementary metal oxide semi-conductor), à destination notamment du secteur de l'énergie et de la production photovoltaïque en particulier. Deux de ses produits pourraient faire franchir une étape aux acteurs du secteur: une photodiode capable de détecter la lumière à très faible niveau, et une cellule solaire intelligente qui améliore la performance de ce type de produits. En mars, Bilan plaçait d'ailleurs ActLight, née sur le campus de l'EPFL, parmi ses 50 startups prometteuses dans lesquelles investir.

Dernière des trois startups romandes de la liste Red Herring 2014, Nexthink intervient auprès des entreprises dont les terminaux informatiques doivent être soutenus en matière de puissance et de sécurité. La jeune pousse, née elle aussi sur le campus de l'EPFL, offre de repenser à la fois les procès de sécurisation des services informatiques et leur gestion, mais aussi les espaces de travail ou encore les protection des données, des logiciels et du back-office.

Santé, marketing numérique et intelligence artificielle

De l'autre côté de la Sarine, trois startups zurichoises réussissent également à se glisser dans la liste des 100 jeunes pousses européennes sélectionnées par Red Herring. La première est Dacadoo, une plateforme santé et bien-être déclinée sur mobile avec une forte teinte gamification, afin que l'usager ait l'impression de jouer mais prenne en réalité soin de sa santé, en alliant surveillance de son activité physique, de son alimentation ou d'autres paramètres et indicateurs de santé, le tout mixé débouchant sur un score que l'utilisateur doit tenter d'améliorer. Née à Zurich, la startup a déjà une filiale américaine et surfe sur le trend de la santé connectée.

 

Autre créneau pour Pitcher qui s'est lancée dans le domaine du marketing numérique en développant une solution complète à destination des équipes marketing et forces de vente en transformant les actifs numériques souvent centralisés au sein d'une bibliothèque commune en une application pour tablette détaillée et adaptée aux besoins de chacun.

Enfin, dernière startup suisse retenue par Red Herring: Starmind s'adresse aux grandes entreprises de l'industrie et leur propose des systèmes de formation autonome et d'information adaptables aux besoins des différentes business units. Grâce à des algorythmes prenant appui sur les connaissances actuelles les plus poussées en matière d'intelligence artificielle et de réseaux neuronaux, ces systèmes intègrent les données apprises et dirigent les questions des collaborateurs vers la personne la plus à même de leur répondre.

 

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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