Bilan

Sion signe son système de paiement à l’échelle valaisanne

Le FC Sion et weeConomy ont signé un partenariat ce jeudi 17 octobre. Cela permet de créer un système de paiement mobile et de cashback, une première dans le milieu du football.

Un vent de modernité soufflera en termes de paiement mobile à Sion.

Crédits: wee

Ils travaillaient déjà avec la Tissot Arena, le Zermatt Unplugged ou encore les SCL Tigers: weeConomy a désormais investi 1,5 million en Suisse romande. L’entreprise basée à Kreuzlingen, dans le canton de Thurgovie, a dévoilé les détails de cette opération lors d’une conférence de presse au Stade du Tourbillon à Sion, ce jeudi 17 octobre. Désormais partenaire du FC Sion, weeConomy entend développer sa solution de paiement mobile et cashback. Lorsqu’un client paye dans un commerce avec cette carte numérique, des points s’accumulent. Le client peut ensuite utiliser ces points pour payer directement les commerçants ou les verser sur son compte bancaire. «C’est plus qu’un programme de fidélité, il s’agit d’un modèle de paiement mobile» explique Ewald Schmut, responsable des marchés mondiaux et finance chez wee. Il image encore: «C'est la cumulus à l'échelle mondiale.»

Avec un paiement simplifié, le FC Sion espère augmenter ses chiffres – et notamment au niveau boissons, nourriture ou vêtements. Des prévisions ont été faites suite au développement de la solution à la weeArena de Bas Tölz, en Allemagne. «Le FC Sion peut s’attendre à une augmentation de près de 20% des consommations globales dans l’enceinte de son stade», précise le communiqué distribué sur place. Christian Constantin, président du FC Sion et présent lui aussi, explique: «Il ne faut pas se leurrer. La digitalisation est ce qui va nous arriver à tous. On est toujours en train de moins en moins utiliser du cash pour de plus en plus utiliser des cartes. Il y a aussi un problème de génération à habituer», observe-t-il.

Le président ajoute : «On n’a jamais réussi à être complets». Cette solution globale profite du fait que les commerce soient relativement écartés du stade. La solution «wee» se place véritablement à une échelle valaisanne. Le fondateur de wee Cengiz Ehliz parle de résultats positifs de ce développement en Bavière, là où les premiers projets sont nés. Quant au fait de devenir partenaire du FC Sion, «c’est un partenariat à long terme qui fera le tour du monde, à Milan, Barcelone, Moscou et d’autres villes.»

Daniel Bayard, Area Manager Romandie de wee, évoque les objectifs liés à la Suisse romande. «C’est clair, depuis Sion on ira à Martigny et gagnerons les marchés à Lausanne et Genève, puis nous développerons sur le reste de la Suisse.»

Des avantages de part et d’autre

Si weeConomy pourra compter sur la visibilité qu’offre le FC Sion, à travers ses multiples canaux de communication, le FC Sion se pare lui d’une solution moderne de paiement. Avec son stade qui sent moins la nouveauté que ceux de Lausanne ou encore de Genève, le club valaisan a choisi un système ouvert. Le but n’était pas de créer une carte utilisable uniquement dans les buvettes ou au fan-shop du FC Sion, mais de pouvoir l’utiliser également dans les bars et restaurants de la région. Une façon de promouvoir la région toute entière, pour autant que les commerçants jouent le jeu. A travers les 4000 commerces potentiels, les signataires du partenariats espèrent toucher quelque 400'000 clients potentiels.

Ewald Schmutz. Crédits: wee
Ewald Schmutz. Crédits: wee

Le chiffre d’1,5 million investi est lié à différentes dépenses. «Il y a l’investissement dans la digitalisation du stade – c’est une grande partie. Aussi, il faudra regagner les commerçants autour du stade. Le coût d’un seul d’entre eux sur la plateforme représente environ 500 euros. S’il fait des transactions avec wee, il y a une survalue», commence Ewald Schmutz avant d’ajouter: «La troisième partie est que nous étions intéressés à travailler avec le FC Sion. Il s’agit de notre porte d’entrée en Suisse. Nous aurions pu le faire à Bâle ou autre mais avons choisi Sion car le club a un caractère spécial. Il a un président novateur qui ne fait pas comme les autres.» Le président en question s’est montré très enthousiaste à l’idée de porter ce projet. Et ce n’est pas uniquement une question monétaire avec la venue d’un nouveau sponsor. «Cela nous fait aussi plaisir.» conclut Christian Constantin.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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