Bilan

Seedstars braque les projecteurs sur les startups des pays émergents

Du 4 au 6 février, en partenariat avec Lift, la finale du concours Seedstars World fait s'affronter 36 startups sélectionnées à travers les cinq continents. A la clef: des réseaux et des financements.
  • Dans tous les domaines de l'innovation et de la technologie, 36 startups se retrouvent cette semaine à Genève pour la finale du concours Seedstars World.

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  • La première étape du concours amène des startups de chaque pays participant à pitcher localement pour sélectionner un candidat par pays pour prendre par à l'événement final en Suisse.

    Crédits: Image: Seedstars World
  • En février 2014, l'événement final du premier concours avait réuni une vingtaine de startups en Suisse.

    Crédits: Image: Seedstars World

La crème de l'innovation des pays émergents se donne rendez-vous à Genève cette semaine. Spécialisées dans les apps pour smartphones, les solutions de paiement ou la biotechnologie, basées en Arménie, en Malaisie ou au Rwanda, elles sont 36 à avoir déjà triomphé dans leur pays respectif. Désormais, elles vont s'affronter face aux jurés et au public pour remporter le concours Seedstars World.

Tout a débuté voici trois ans: «Quatre entrepreneurs suisses souhaitaient mettre en place une structure de venture builders, afin d'observer et de faire émerger les potentiels des startups de demain. Ils se sont rapidement focalisés sur les pays émergents. Et ont aussi vite compris que la meilleure façon de voir ce qui se passe sur cette scène est d'organiser un concours: Seedstars World était né», résume Charlie Graham Brown, CFO de Seedstars.

20 pays pour la première édition, 36 pour la deuxième

La première édition du concours, lancée en 2013, visait à repérer les jeunes entreprises les plus prometteuses dans une vingtaine de pays: objectif atteint grâce à une série de partenaires locaux trouvés dans chaque pays. A chaque fois, des spécialistes ont repéré les jeunes pousses les plus prometteuses, ont mis sur pied des jurys, ont auditionné les créateurs, ausculté les potentiels et sélectionné un lauréat pour la finale qui s'est tenue en Suisse début 2014. Et alors même que ces meilleurs éléments se disputaient le titre mondial dans notre pays, une nouvelle vague était lancée, avec l'ambition de toucher désormais 30 pays. Objectif dépassé avec 36 pays finalement touchés.

Mais cette deuxième édition du concours n'est pas seulement plus étoffée géographiquement avec un quasi-doublement des pays participants. La session 2014, dont la finale se tient cette semaine à Genève, en partenariat avec la conférence Lift, a aussi vu une autre innovation majeure: après avoir désigné lors de l'édition précédente deux startups dans lesquelles investir, une nouvelle formule a été mise en place.

«L'an dernier, certains investisseurs, intéressés par les activités des startups sélectionnées, voulaient s'associer à nous pour financer des projets», explique Charlie Graham Brown. Les organisateurs ont donc monté un partenariat avec une société anglaise spécialisée dans le crwodfunding, Seedrs, qui permettra de mettre sur pied des programmes d'investissement dans cinq projets majeurs sélectionnés dans les startups finalistes, par deux jurys.

Cette nouveauté répond à une double demande: celle des financeurs souhaitant investir dans des startups prometteuses, et celles des créateurs de business qui ne disposent pas forcément des fonds suffisants dans les pays émergents pour développer leur activité. «Attention: le fonds qu'on lève est relativement restreint, mais il faut garder à l'esprit que la plupart de nos financements seront réalisés en co-investissements», prévient le CFO de Seedstars. Mais rien n'empêche d'autres investisseurs qui pourraient être séduits par les présentations des startupers de contacter directement ceux parmi ces derniers qui les auraient séduits afin de leur proposer un financement.

Des domaines d'activités divers et pointus

Car le panel de cette édition est de haute volée, avec des projets ambitieux et disruptifs. Ainsi, plusieurs startups ont basé leur développement sur le créneau du social impact, comme cette jeune société kenyane qui projette d'attribuer à tous les détenteurs de smartphones une adresse postale, sésame indispensable pour nombre d'actions basiques et qui restent impossibles dans des régions où les adresses sont pour le moins aléatoires voire inconnues.

D'autres startups sont actives dans des domaines aussi divers et pointus que la FinTech, la BioTech, la Financial Inclusion ou encore le crowdfunding. Autant de projets qui seront à découvrir du 4 au 6 février au CICG, en marge de la conférence Lift, lors des présentations publiques et pitchs des startupers.

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Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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