Bilan

Rencontres 3.0: à vos amours

Les applications qui géolocalisent l’amour ou l’aventure d’un soir la plus proche sont toujours plus nombreuses et sophistiquées. Tour d’horizon.
  • Lovoo repère les célibataires à proximité de l’utilisateur.

    Crédits: Dr
  • Happn: un compteur affiche l’heure, le lieu et le nombre de fois où la personne a été croisée.

     

    Crédits: Dr

Que l’on soit en quête de plaisir instantané ou à la recherche de l’âme sœur, internet a fait ses preuves. De Meetic à Swissfriends, les sites de rencontre doivent maintenant conjuguer avec une nouvelle concurrence: les smartphones. Ces outils de la drague numérique multiplient nos chances de décrocher un rendez-vous. Leur atout: la géolocalisation. Notre sélection des applis incontournables et originales.

Tinder: pour la génération Y

Lancée fin 2012 par quatre jeunes Californiens, cette application connaît depuis sa création un véritable succès planétaire. Basée sur la spontanéité – sa fonction de géolocalisation permet de faire des rencontres quasi immédiates – elle est taillée sur mesure pour la génération Y, hédoniste et avide du «tout, tout de suite». En Suisse, l’appli a fait plus de 20 000 adeptes. 

L’inscription se fait par l’intermédiaire de Facebook. L’appli y aspire les informations de base: âge, ville de résidence, goûts et amis communs. Les profils dans un rayon de 2  kilomètres minimum sont ensuite localisés. D’un simple glissement de doigt, l’utilisateur like ou rejette les photos qui défilent sur son écran. Quand deux personnes se likent mutuellement, c’est un «match»: place à la discussion et plus si affinités.

Happn: pour un coup de foudre

On murmure que cette appli va détrôner Tinder. Le concept? Donner un «superpouvoir au quotidien»: celui d’entrer en contact avec une personne croisée au hasard. Les utilisateurs se connectent via Facebook mais, à la différence de Tinder, Happn n’explore pas les données de Facebook. La priorité est donnée à la géolocalisation et aux lieux fréquentés. Sont ainsi recensés, en temps réel, tous les utilisateurs se trouvant à proximité de vous. L’occasion, peut-être, de retrouver la fille ou le garçon que vous n’avez pas osé aborder dans le bus. Un compteur affiche même l’heure, le lieu et le nombre de fois que la personne a été croisée.

«On ne se choisit pas à l’aveuglette, explique Laurent, un utilisateur assidu. Les profils likés appartiennent à des personnes croisées dans la vraie vie et dont le regard, la démarche ou l’allure nous ont troublés. C’est le bon vieux coup de foudre, version 3.0.» Pour entamer une conversation, l’envie doit cependant être réciproque. Lorsque deux profils se plaisent, il y a «crush» et Happn vous met en contact. 

Parship: pour toujours

Toutes les études sur la formation des couples s’accordent sur un point: c’est avec un partenaire qui partage des valeurs communes que nous avons le plus de chances de bâtir un couple qui résistera aux affres du temps. Partant de ce postulat, Parship a élaboré un test de compatibilité amoureuse. Une fois complétée, l’appli vous propose des célibataires «sur mesure».

Selon le site, 90% des utilisateurs seraient à la recherche du grand amour et accorderaient une importance capitale à la vie à deux. Peu de chance, donc, de tomber sur un candidat volage. Si elle manque de charme, cette approche scientifique de l’amour est efficace si l’on en croit le taux de 38% de réussite dont se targue le site. 

Lovoo: pour un flirt

Cette appli compte 10  millions d’utilisateurs et se décrit comme un réseau social favorisant les «rapprochements entre individus». A l’instar de Tinder, l’accent est mis sur la géolocalisation: un radar permet de repérer les célibataires à proximité de l’utilisateur. Pour entamer une conversation, il suffit de cliquer sur l’un des points colorés. Les utilisateurs peuvent discuter, appliquer des filtres à leurs photos, vérifier leur popularité ou encore avoir une vue d’ensemble, à l’avance, des célibataires qui se trouvent dans leur bar favori.

Luxy: pour les riches

Luxy s’adresse aux individus dont le revenu annuel est supérieur ou égal à 200 000 dollars. Ce «Tinder sans les pauvres», selon les termes utilisés par le communiqué officiel, ambitionne de réunir «CEO, athlètes de haut niveau, médecins, avocats, entrepreneurs, investisseurs et rentiers, lauréates de concours de beauté, stars du cinéma et de la télévision.» S’il est difficile de vérifier la réalité des revenus affichés par les usagers, les développeurs se veulent rassurants: les membres de Luxy conduisent des supercars, descendent dans les plus beaux hôtels et vivent dans de vastes demeures. Les imposteurs dont le train de vie n’est pas fastueux sont vite repérés et éjectés du réseau. 

Grindr: pour les gays

Lancée en 2009, l’appli destinée aux «gays, bisexuels et curieux du même sexe» est devenue en quelques années le plus grand lupanar du monde. Elle compte en effet plus de 4  millions d’usagers dans 192 pays. En Suisse, ils sont plus de 30 000. Preuve de son succès, en juillet 2012, après l’arrivée des athlètes olympiques à Londres, ses serveurs ont lâché: trop de personnes se sont connectées au même moment. 

L’appli fonctionne sur le même principe que sa petite sœur Tinder: les usagers peuvent discuter et échanger des photos avec des gens géolocalisés autour d’eux. Un plan chaud s’organise en quelques minutes. Le cruising n’aura jamais été aussi simple.  

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Amanda Castillo

Journaliste

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Amanda Castillo est journaliste freelance. Elle collabore régulièrement avec plusieurs médias dont Bilan et Le Temps. Ses sujets de prédilection: le management et le leadership.

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