Bilan

Relance: un «green new deal» pour la Suisse?

L'économie suisse a-t-elle besoin d'un «new deal» vert? Après avoir nié la crise en septembre et s?être convertie à la relance en novembre avec un plan de 890 millions de francs, la conseillère fédérale en charge de l'économie a demandé, début janvier, au chef du SECO, Jean-Daniel Gerber, d'imaginer de nouvelles pistes. Les services des offices de l'environnement et de l'énergie ont été ainsi invités à réfléchir sur quel contenu «vert» il faut donner à un deuxième paquet conjoncturel de 600 millions. Il faut dire que cette idée de «green new deal», ou de plan de relance orienté sur les technologies de l'environnement afin de faire face à la crise économique, environnementale et énergétique, séduit depuis que l'ONU en a parlé en octobre. Les pays qui estiment que le repli du pétrole n'est que la conséquence provisoire de la récession et souhaitent éviter un nouveau déraillement une fois la reprise venue l'ont reprise à leur compte.

Le Japon veut créer un million d'emplois «verts». La Corée du Sud a annoncé un plan destiné à en créer 960000. Aux Etats-Unis, Barack Obama a promis 150 milliards de dollars sur dix ans aux énergies renouvelables et des dizaines de milliards pour adapter les bâtiments publics aux normes les plus strictes en matière d'économie d'énergie. A l'inverse, ni la France ni l'Allemagne n'ont pour l'heure jugé bon de céder à cette sirène. Leurs plans de relance prévoient des investissements pour soutenir leurs industries traditionnelles. Il est vrai qu?avec le Grenelle de l'environnement, dans le premier cas, et l'agenda 2010, dans le second, beaucoup a été entrepris pour soutenir les technologies vertes. En Allemagne, par exemple, le nombre de personnes employées dans les énergies renouvelables a quadruplé en dix ans pour atteindre 260000 cols verts.

En Suisse, au contraire, ces différents secteurs d'activité donnent l'impression d'une longue liste d'occasions manquées. Le leadership d'ABBdans le solaire s?est dissous dans les conquêtes de Percy Barnevik. Nombre d'entreprises innovantes sont passées discrètement sous le contrôle de multinationales étrangères. Malgré cela, il reste un savoir-faire exceptionnel et de nombreuses idées dans les laboratoires et les entreprises. Un «green new deal» initié par l'Etat pourrait leur servir de tremplin. D'autant qu?au-delà de la crise économique, la crise écologique va prolonger pendant des années la demande pour de nouvelles technologies environnementales, créant une gigantesque opportunité d'affaires. Selon le consultant Roland Berger, le marché mondial des produits et services environnementaux devrait doubler pour passer de 1370 milliards de dollars par an actuellement à 2740 milliards en 2020.

Dès lors, pourquoi continuer à importer massivement des énergies fossiles et, demain, ces nouvelles technologies environnementales alors qu?il y a tant de pistes à explorer ici qui se révéleront comme des forces à l'export? Quelles sont ces pistes et comment les valoriser? Notre dossier.

Énergies renouvelables: combler le retard

La politique suisse en matière d'énergies renouvelables relève plus de l'alibi que de l'ambition. Rien ne le souligne autant que le solaire photovoltaïque. L'an dernier, la Confédération a introduit le mécanisme des tarifs de rachat de l'énergie solaire qui a si bien réussi à l'Allemagne. L'idée est de subventionner avec un fonds de 340 millions (alimenté par une surcharge de 0,06 ct. par kilowattheure) les nouvelles installations en offrant à ceux qui prennent le risque de les construire un prix supérieur pour l'électricité qu?ils produisent mais ne consomment pas. En dépit que les ménages et les PME aient déposé l'équivalent de 103 mégawatts de projets, le dispositif, plafonné à 16 millions de francs par an, n'a couvert que 20 mégawatts pour des installations existantes, auxquels se sont ajoutés 5 mégawatts vraiment nouveaux mais captés par deux projets. «A ce rythme, il faudra mille ans pour installer en Suisse l'équivalent de la production d'une centrale nucléaire», s?emporte Jean-Christophe Hadorn, fondateur du fabricant de panneaux SESà Genève. De fait, l'ambition de couvrir 10% de la production électrique avec de nouvelles installations renouvelables en 2030 paraît mal partie. Le fonds de 340 millions par an a permis de projeter 1100 mégawatts de capacité nouvelle (voir tableau). Mais ce montant et sa répartition sont bloqués pour vingt ans. La loi donne, à partir de 2016, au Conseil fédéral la possibilité d'imposer des quotas de renouvelable s?il juge que les objectifs de 2030 ne seront pas atteints. Mais ne serait-il pas plus sage d'y pourvoir dès aujourd'hui et plutôt par des mesures incitatives que de contraintes? De l'avis de presque tout le monde, la première mesure d'un «green new deal» consisterait à augmenter le plafond des tarifs de rachat du photovoltaïque.

Toutefois, le retard pris par la Suisse dans ce domaine n'encouragerait-il pas surtout les importations? Jean-Christophe Hadorn estime que l'achat d'un panneau rapporte quand même de 20 à 30% à l'économie locale que ce soit au travers de la pose par un électricien ou via les fournisseurs comme le spécialiste des scies à silicium Meyer Burger ou le fabricant d'onduleurs (pour convertir le courant continu en courant alternatif) Sputnik. L'implantation de producteurs en Suisse, à l'instar de Flexcell-Qcellà Yverdon ou dePramac au Tessin devrait aussi faire remonter cette proportion.Celle-ci atteint déjà 80% dans le solaire thermique. A côté des allemands Viessmannet Buderus, les fabricants suisses comme Soltop et Agena sont bien placés pour bénéficier de toute politique de subventions des chauffe-eau solaires. Tel n'est pas le cas, par contre, pour l'éolien où les entreprises suisses n'occupent que des niches comme ABB pour le transport du courant depuis les parcs d'éoliennes en mer et Guritpour les mousses qui constituent le coeur des pales.Plus d'ambition pour le renouvelable se traduirait-il par plus d'emplois? «Si les énergies renouvelables sont chères, c?est d'abord parce qu?elles sont intensives en main-d'oeuvre», répond Jean-Christophe Hadorn. Ce à quoi la conseillère nationale verte Adèle Thorens ajoute: «La création d'emplois locaux est particulièrement forte quand l'activité se substitue aux importations d'énergie.»

Efficacité énergétique: jouer les pionniers

Pour Walter Ott, directeur du bureau Econceptà Zurich, «l'efficacité énergétique devrait être la priorité de tout green new deal suisse parce c?est le plus porteur en termes d'emplois.» Même son de cloche du côté de François Maréchalau laboratoire d'énergétique industrielle de l'EPFL: «Le premier poste à privilégier, c?est le chauffage, qui représente à lui seul la moitié de notre facture énergétique.» En fixant des objectifs ambitieux d'efficacité énergétique pour les nouveaux bâtiments, les normes Minergie ont déjà beaucoup fait pour que se développe un savoir-faire compétitif (lire l'encadré ci-dessous). Mais sauf dans le canton de Bâle-Ville, où il n'est pas obligatoire de délivrer ce label à un bâtiment qui, grâce à une meilleure isolation du survitrage et une ventilation mécanique, économise 30% d'énergie. Selon l'architecte Roland Stulz, de Novatlantis,«le surcoût des normes Minergie n'est pourtant que de 3% à 5% et cela permet d'augmenter la valeur d'un immeuble.» Au-delà, Minergie P vise 50% d'économie d'énergie pour un surcoût de 10%. L'adaptation du parc immobilier suisse à de tels standards a toutes les chances de se retrouver au coeur du «green new deal». Les mesures de stabilisation annoncées en novembre dernier comprenaient déjà une enveloppe de 340 millions pour l'amélioration énergétique des logements ainsi que la prévention des crues. Depuis, 85 millions se sont ajoutés pour que les cantons subventionnent l'assainissement énergétique de logements existants. Mais ces mesures existaient et n'ont été qu?avancées. Les paquets conjoncturels à venir devraient d'autant plus les amplifier qu?elles sont fortement protectrices ou créatrices d'emplois. Une étude du Gouvernement britannique, effectuée il y a près de neuf ans, conclut que, pour chaque 1,6 million de francs investis dans l'efficacité énergétique résidentielle, de 11 à 13 emplois à temps plein sont créés. En Allemagne, 6 milliards de subventions publiques pour l'efficacité énergétique des bâtiments ont stimulé un investissement total de 23,6 milliards, créant ou préservant 140000 emplois entre 2001 et 2006. Et près de 4,5 milliards ont été récupérés par l'impôt et les prestations de chômage évitées.

Traitement et valorisationdes déchets: encourager l'export

Toutes ces heures passées à trier les déchets nous serviront-elles à autre chose qu?à accomplir notre destin de peuple le plus propre du monde? Depuis longtemps, les standards stricts adoptés par la Suisse en matière de déchets ont permis à toutes sortes d'entreprises de saisir le marché domestique puis de se positionner en leaders lorsque d'autres pays se sont alignés sur les mêmes exigences.Au début des années 1990, Elcoet Oertli avaient, par exemple, mis au point des brûleurs de chaudière à très faibles émissions d'azote. La Confédération avait adopté des normes d'émissions créant un marché intérieur aux deux e ntreprises. Malheu-reusement, en l'absence d'une politique pour soutenir le remplacement des chauffages d'habitation, le marché n'a pas décollé assez vite. Elco et Oertli font aujourd'hui par-tie respectivement des groupes allemand De Dietrichet italien MTS. «Cette histoire se répète à l'infini dans l'éco-industrie», explique Daniel Zürcher, chef de la section innovation à l'Office fédéral de l'environnement. Wabag,qui a équipé une bonne partie des 3000 stations d'épuration helvétiques, est aujourd'hui une division deSiemens. Von Roll Inova, qui construit les usines d'incinération d'ordures les plus modernes du monde, est intégré à l'autrichien A-Tec. Le groupe français Véolia s?est même livré à une razzia sur les PME spécialistes de la gestion des déchets, rachetant tour à tour Valorec, SIBAG, SM Recycling, Sovag,Amstutz et Batrec, l'usine ultramoderne créée par les cantons dans l'Emmental bernois pour recycler les batteries, promises à un avenir radieux alors que se développent les véhicules électriques. Quel intérêt les pouvoirs publics auraient-ils à soutenir un secteur passé sous la coupe de propriétaires étrangers? «On ne peut pas dire que cela ne profite plus à la Suisse parce cela a été racheté», répond Daniel Zürcher. Loin de délocaliser, ces multinationales ont, en effet, renforcé leur présence, transformant souvent leurs acquisitions en centres de développement des nouvelles technologies. En outre, il reste des fleurons et des jeunes pousses qui ne demandent qu?à éclore maintenant que toutes les grandes économies investissent dans les technologies environnementales. Hug Engineeringest ainsi le leader des filtres à particules pour les gros moteurs de bateaux, de locomotives et d'engins de chantier. Passé dans le giron de l'électricien Axpo, Kompogasvient de réussir son implantation à l'étranger avec des usines clé en main de transformation de déchets ménagers en gaz naturel.Selon Daniel Zürcher, un «green new deal» devrait privilégier les investissements dans la protection de l'environnement en Suisse et l'expansion internationale des PME de ce secteur. Elles restent handicapées par un marché intérieur exigu mais aussi par un financement insuffisant. De fait, alors qu?une banque comme le Credit Suissegère le fonds investissant dans les technologies vertes pour l'écoquartier Masdar imaginé par l'architecte Norman Foster à Abu Dhabi ou qu?on trouve à Zurich le plus gros fonds de capital-risque pour les cleantechs (lire l'interview), les institutionnels suisses restent frileux pour investir ici dans un domaine qui n'a pas un long historique de rentabilité. Inciter la demande dans les énergies renouvelables à celles sur l'offre dans la valorisation des déchets, les pistes ne manquent pas pour ébaucher un «green new deal» susceptible de dégager du pouvoir d'achat pour les ménages, de soutenir l'emploi et de préparer les marchés de demain. La recherche publique suisse en énergie qui, tous dispositifs confondus, est tombée de 220 millions en 1993 à 156 millions l'an dernier, s?en trouverait aussi revitalisée. Surtout, un «green new deal» donnerait un signal de confiance plus fort qu?un plan de relance classique qui, pour l'heure, n'indique ni direction ni projet.

LE CHIFFRE 4% du pib

Les pays de l'Union européenne se montrent plus audacieux pour leur plan de relance que la Suisse. Son programme se limite à 0,5%.

Concept Donner des milliards sans vrai projet ne suffira pas Le «green new deal» doit permettre d'orienter le flux d'argent public pour le bien de tous. Un risque existe: financer de nouveaux lobbies. Le déluge de mauvais chiffres a finalement eu raison des barrages idéologiques. Une fois le libéralisme de Schumpeter trahi en sauvant, avec l'argent du contribuable, les banques et les géants de l'automobile de la faillite, les gouvernements en appellent à Keynes avec la foi des nouveaux convertis. Le cocktail rationnement du crédit et remontée de l'épargne correspond à la crise de la demande analysée par l'auteur de la «Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie». Les agressives baisses de taux des banques centrales semblent tomber dans la trappe à liquidités décrite par Keynes. Beaucoup en arrivent à la conclusion du très libéral magazine The Economist: «Quand la demande privée s'effondre, c'est au secteur public de stimuler vigoureusement la dépense.» Toutefois, sans projet mobilisateur, la relance budgétaire risque de se transformer en prébendes pour les lobbies. En Suisse, Edgar Oehler, patron du groupe d'équipement des bâtiments Arbonia Foster, a déjà demandé dix milliards pour l'isolation des maisons. Inspiré par le new deal de Franklin Delano Roosevelt, Keynes n'a cependant jamais suggéré que l'injection de milliards suffise à modifier ce qui compte réellement, à savoir l'état d'esprit des agents économiques, ce que la science économique appelle les anticipations et le bon sens, la confiance. Pour cela, le keynésianisme hydraulique, en référence à l'ouverture des vannes financières par les pouvoirs publics, ne suffit pas. Il faut un projet qui fédère les consommateurs aussi bien que les entrepreneurs et les investisseurs. C'est ce contrat que propose le «green new deal». «L'argent ne manque pas pour les cleantechs»

Gina Domanig Fonction Managing partner Entreprise Emerald Technology Ventures

Les technologies de l'environnement attirent désormais 18% des fonds de capital-risque. Et cela partout, sauf en Suisse. Explications Avec 350 millions d'euros sous gestion, Emerald Technology Ventures est le plus gros fonds indépendant de capital-risque investissant dans les technologies de l'environnement en Europe. Basé à Zurich, il a effectué, depuis 2000, quarante-six investissements dans des start-up. Mais pas un seul en Suisse. Bilan en a demandé les raisons à Gina Domanig, managing partner.

B Vous êtes basé en Suisse mais vous n'y investissez pas. Il n'y a pas de potentiel'

GD Nous examinons un millier de business plan par an et nous avons identifié un bon nombre de technologies suisses très prometteuses. M alheureusement, les entrepreneurs suisses ne comprennent pas les règles u jeu et ne veulent rien céder à une équipe de managers professionnels concentrés sur la commercialisation. Ils ne mesurent souvent pas qu'il va falloir dix fois plus d'investissements pour transformer leurs prototypes de laboratoire en produits commercialisables. Cela dit, c'était la même chose il y a cinq ans en Allemagne. Et cela a changé

B Est-ce aussi vrai du côté des investisseurs?

GD Aujourd'hui, en Europe,la disponibilité du capitalpour les technologies environnementales est tout sauf un problème. Et la crise financière ne fait pas de différence. Toutefois, alorsque la population suisse est très demandeuse de ces technologies, nous n'avons pas un seul investisseur suisse.A New York, le Credit Suisse a recommandé notre fonds à ses clients, mais ici, les consultants, qui guident les investissements des caisses de pension, préconisent tous les mêmes secteurs plutôt que de parier sur une activité qui, il est vrai, n'a pas encore un historique ancien à faire valoir.

B Que devrait faire la Suisse pour rectifier le tir?

GD Copier/coller ce qui marche, sans oublier la promotion économique pour attirer dessociétés étrangères. Les entreprises de notre portefeuille sont constamment sollicitées pour s'installer en Colombie britannique, au Québec, au Portugal ou en ex-Allemagne de l'Est. En créant un écosystème autour des cleantechs, ces politiques actives donnent de très bons résultats.

Planification Vaud, un exemple d'attentisme étatique Le canton ne joue pas un rôle de leader dans la promotion des énergies renouvelables. Pourtant des projets existent. Parmi les investisseurs: Zurich. Le canton de Vaud ne cache pas la nécessité de préparer des plans de relance cantonaux, coordonnés avec des mesures fédérales. Mais ces plans, annoncés pour février, seront-ils «verts»? Plusieurs promoteurs d'énergies renouvelables le souhaitent sans trop y croire, tant le Gouvernement vaudois semble timide en la matière. Début février, il sera constitué la société EolJouxchargée de créer un parc de 10 éoliennes au col du Mollendruz. Pas trace de l'Etat ni de Romande Energie dans les partenaires fondateurs, mais les communes concernées et, surprise, la Ville de Zurich. «Ce sont eux qui nous ont approchés pour investir dans le projet. Et quand Romande Energie et le canton ont enfin cherché à discuter avec nous, les Zurichois avaient déjà dépensé 2 millions de francs pour l'étude d'impact», explique Patrick Agassis, syndic de Mont-la-Ville. Quant à Alain Bourqui,directeur d'EolJoux, il patiente «depuis huit mois pour avoir les critères d'intégration au paysage que l'administration doit établir». «Pourtant, nous ne lui demandons pas un franc. Nous attendons de sa part un appui politique fort.»

Chronologie Un siècle de plans de relance

Pour contrer les crises, deux doctrines se sont opposées tout au long du dernier siècle: keynésianisme et monétarisme.

1929

Le krach de Wall Street plonge les Etats-Unis et le reste du monde dans la Grande Dépression.

1933

Le président américain Franklin Roosevelt lance le New Deal, qui comprend une réforme du secteur bancaire, un programme de création de nouveaux emplois et un système de retraite.

1936

L'économiste anglais John Meynard Keynes publie son oeuvre majeure. Il encourage l'investissement massif par l'Etat en période de récession afin de contrer le cycle économique baissier.

1947

Les Etats-Unis mettent en place le Plan Marshall, destiné à aider l'Europe à se reconstruire suite à la guerre.

1973

Le pemier choc pétrolier provoque une prise de conscience écologique. La Suisse instaure les dimanches sans voiture

.

1976

Le professeur américain Milton Friedman obtient le Prix Nobel d'économie. Sa théorie monétariste devient le courant dominant en matière de politique économique. Elle prône un contrôle strict de l'inflation par les banques centrales.

1979

Avec le deuxième choc pétrolier, le prix du baril passe de 13 dollars à 39 dollars en moins de deux ans.

Années 1980

L'économie mondiale entre dans une sévère récession. Le président américain Ronald Reagan et le premier ministre anglais Margaret Thatcher refusent les plans de relance chers à leurs prédécesseurs, leur préférant des programmes d'économies.

2000

Après l'euphorie liée au développement d'Internet, la bulle technologique se dégonfle. En deux ans, le Nasdaq perd 75% de sa valeur.

2001

A la suite des attaques terroristes du 11 septembre, la Réserve fédérale américaine baisse son taux directeur jusqu'à 1%, soit en dessous du niveau de l'inflation, pour encourager la consommation.

2008

Eclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis et crise du crédit généralisée. Les pays du monde entier volent au secours des banques avec de l'argent frais.

2009

Barack Obama est président des Etats-Unis. Les plans de relance d'inspiration keynésienne sont à nouveau au goût du jour. C'est dans ce contexte que naît l'idée d'un «green new deal».

Photo: Green Deal/ © D.R.

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