Bilan

Quantis s’internationalise rapidement

La spin-off de l’EPFL, spécialiste de l’analyse du cycle de vie, emploie déjà 55 collaborateurs et a pris pied en Amérique. Elle se lance maintenant dans l’analyse de l’impact des entreprises sur l’eau.

Quantis, le spécialiste lausannois de l’analyse du cycle de vie, se concentre sur les marchés occidentaux matures. « En Europe, nous sommes présents essentiellement en France et en Suisse, mais nous travaillons aussi avec des entreprises en Allemagne, au Benelux ou encore dans les pays nordiques, détaille le directeur général Yves Loerincik. Nous nous donnons le temps de savoir si cela vaut la peine de s’implanter dans certaines de ces régions.» Dès octobre, après avoir étudié les possibilités des marchés, son équipe et lui lanceront des stratégies concrètes.

De l’autre côté de l’Atlantique, la start-up, qui a dépassé les 4 millions de francs de chiffre d’affaires l’an dernier, a ouvert un bureau à Boston en 2008. Mais c’est surtout dans la région francophone du Canada qu’elle s’est bien établie : « Notre fusion avec une spin-off de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 2009 nous a permis de pénétrer le marché nord-américain. » Empreinte hydrique

Le Water DataBase Project, annoncé en mars dernier, pourrait d’ailleurs soutenir Quantis dans sa recherche de partenaires sur des marchés plus « pointus ». Cette base de données sur « l’empreinte hydrique » créée par la start-up permet aux entreprises de gérer les impacts directs et indirects de leurs activités sur l’eau. Elle a déjà attiré des entreprises telles que Danone ou Kraft Foods.  «Ce projet rencontre davantage d’intérêt dans des secteurs spécifiques comme l’agroalimentaire ou les technologies environnementales, explique Yves Loerincik. Nous ciblons une communauté d’entreprises plus en avance. »

Avec près de 55 collaborateurs, Quantis, par le biais de ses écobilans, mesure l’empreinte écologique d’entreprises, produits et services. Grâce à ses programmes, la start-up répertorie les impacts des firmes, de la production à la commercialisation, sur la santé humaine et l’environnement. Coût de l’opération : en moyenne entre 20’000 et 50’000 francs. Nestlé, Merck Serono, Switcher ou encore Orange comptent parmi ses clients.

Dino Auciello

ANCIEN RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT À BILAN

Lui écrire

Dino Auciello a été rédacteur en chef adjoint à Bilan, responsable de bilan.ch, de novembre 2014 à juillet 2017. Il a rejoint Bilan en 2010, après avoir terminé ses études à l’Académie du Journalisme et des Médias de Neuchâtel.

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