Bilan

Procsea croît de plus de 20% par mois

Deux fois par semaine Bilan vous propose le portrait d’une start-up suisse pour investir issues de sa sélection 2018. Aujourd’hui, Procsea et sa plateforme B2B qui numérise le marché du poisson.
  • Procsea connecte l’offre et la demande sur le marché du poisson en temps réel et sur une seule plateforme pour tous les acteurs.

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  • Après 12 ans dans le négoce du poisson, Renaud Enjalbert a créé Procsea en 2016 avec Florian Dhaisne.

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Pour la sixième année consécutive, Bilan a dévoilé le 1er mars dernier (en exclusivité pour les lecteurs du magazine) sa sélection de 50 start-up suisses pour investir ou s’inspirer. Avec 141 start-up présélectionnées par la rédaction de Bilan et nos partenaires ( BioAlps, CleantechAlps, AlpICT, la FONGIT et CIMARK,  InnoSuisse, InnoVaud, MassChallenge, Neode, Kickstart Accelerator ainsi que Startupticker), le cru 2018 aboutit à un renouvellement à 98% des jeunes pousses choisies par le jury (voir sa composition ci-dessous). Place donc à la découverte et à la qualité.

Procsea

Montant recherché: 5 millions de francs

Créée en septembre 2016 à Lausanne par Renaud Enjalbert et Florian Dhaisne, deux jeunes entrepreneurs français, Procsea modernise et simplifie un marché aussi immense (55 milliards de francs par an en Europe) que complexe: le poisson, une des denrées alimentaires les plus échangées au niveau mondial.  Après 12 ans dans le négoce du poisson, Renaud Enjalbert avait, en effet, pu mesurer à quel point ce marché demeurait complexe et inefficace mais aussi peu numérisé et conservateur.

«Tous les matins, les professionnels reçoivent une multitude d’offres par téléphone, par fax, par email, par sms de la part de leurs fournisseurs ou vont faire très tôt leurs achats sur les marchés», explique Renaud Enjalbert. Procsea offre un alternative avec une place de marché B2B pour que tous les acteurs du marché, du pêcheur au restaurateur en passant par les mareyeurs, les grossistes et les distributeurs puissent optimiser les informations qui servent, en particulier, à construire les prix (voir la vidéo explicative).

Procsea connecte ainsi l’offre et la demande en temps réel sur une seule plateforme. Ainsi, les pêcheurs et mareyeurs mettent en ligne leurs produits frais à leur arrivée au port et les acheteurs connaissent le type, la quantité, la qualité et  le prix des poissons pêchés et peuvent consolider et optimiser leurs achats. Leurs commandes sont livrées directement dans leur établissement en 24 heures.

Avec 1170 références produits et plus de 350 clients en Suisse, en France et au Royaume-Uni qui ont effectué plus de 40'000 commandes, l’entreprise connait une croissance mensuelle de plus de 20% par mois. En un an et demi, elle a relevé le défi particulièrement difficile de la digitalisation d’un marché de produits d’origine sauvage et ultra frais.

L’entreprise lève maintenant des fonds assoir son leadership mais aussi investir dans la valorisation des données qu’elles récoltent et dans son expansion commerciale et géographique. Elle entend par exemple propose de nouveaux services basés du l’intelligence artificielle (recommandations de produits, prix dynamiques…) et développer l’expérience utilisateur de la plateforme. Elle veut aussi recruter 15 personnes de plus que les 27 qu’elle emploie déjà

Contact: Renaud Enjalbert, renaud@procsea.com

Olivier Brourhant recommande cette start-up

Le jury des 50 start-up

Composé de Patrick Aebischer (Président émérite de l’EPFL) et de  Jurgi Camblong (CEO de Sophia Genetics) pour la catégorie sciences de la vie, de Raphaël Domjan (Fondateur de Solarstratos) et de François Randin (CEO de GreenMotion)pour les cleantechs , d’Olivier Brourhant (CEO d’Amaris) et de Laurent Sciboz  (Directeur de l’Institut Icare) pour l’informatique B2B , d’Abir Oreibi (présidente de Lift) et de Jari Ovaskainen  (fondateur de Preon Capital) pour le web et le mobile, de Veronica Lange  (CTO Global, UBS) et de Sean Park (fondateur d’Anthemis Group) pour les fintechs, d’Aude Pugin (CEO d’APCO Tech) et de Jean-Christophe Zufferey (fondateur de SenseFly) pour l’ingénierie, notre jury dévoile aussi ses coups de cœur.

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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