Bilan

Piloter son drone en sentant les éléments

Trois jeunes étudiants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ont mis au point une manette de pilotage révolutionnaire.

De g. à dr.: Timothée Peter, Thibaut Paschal et Arthur Gay, cofondateurs de Motion Pilot.

Crédits: David Huc

Les drones ont envahi le ciel suisse ces derniers mois. Au-dessus des pistes de ski comme des eaux des lacs, ces appareils font résonner leurs petits moteurs pour la plus grande joie de leurs pilotes. Mais ces derniers ont encore souvent recours à des terminaux de pilotage encombrants ou peu pratiques, voire à un smartphone qui n’a pas été conçu pour diriger un appareil volant.

Pour Arthur Gay, Timothée Peter et Thibaut Paschal, trois jeunes étudiants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, les solutions s’éloignaient trop de l’expérience de pilotage. Ils ont donc mis au point une manette de pilotage révolutionnaire. Truffé de capteurs, leur «joy-stick» connecté sans fil permet de diriger le drone sur la base des mouvements de la main, tout en vivant le vol à travers un casque de réalité virtuelle, comme si on était à bord de l’aéronef.

«Mais la vraie plus-value du système, c’est de transmettre au pilote les sensations: il sent dans sa main les résistances de l’air que peut rencontrer le drone», détaille Timothée Peter, cofondateur de Motion Pilot. Après plusieurs mois de travail, un prototype est actuellement disponible et une dizaine d’autres versions sont en phase de développement: «Nous voulons étudier un maximum de solutions avant d’aller voir les fabricants de drones et d’autres partenaires potentiels», ajoute Timothée.

Actuellement, la solution mise au point par Motion Pilot peut s’implanter sur de petits drones pour passionnés, avec un récepteur sur l’appareil et l’émetteur sur le dispositif de pilotage. Cependant, les grands acteurs du secteur proposent au public des systèmes fermés. «Nous espérons avoir une solution efficace d’ici quelque temps qui nous permettra de convaincre ces leaders du marché d’intégrer notre dispositif à leurs modèles», envisage déjà le cofondateur de la start-up.

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

Du même auteur:

L'INSEAD délivre 40% de MBA en Asie
La bombe de la dette sera-t-elle désamorcée ?

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."