Bilan

Netflix est "bienvenu en France" sous conditions

En Suisse, les fanas de cinéma attendent également l'arrivée de Netflix. A voir si cela se passerait dans les mêmes conditions qu'en France ou non.

L'Union des producteurs de films a demandé lundi à la ministre de la Culture de rester ferme face à Netflix.

Crédits: Keystone

Le géant américain de vidéo en ligne Netflix est "bienvenu en France" mais à condition qu'il "ne brade ni nos oeuvres ni nos règles collectives", écrivent mardi les cinéastes de l'ARP dans un communiqué.

"Netflix est bienvenu en France pour en devenir un nouveau diffuseur mais seulement dans le respect d'un équilibre bénéfique à la pérennité de la création", écrit le conseil d'administration de l'ARP qui comprend les réalisateurs Michel Hazanivicius, Claude Lelouch ou Costa Gavras.

Tout en soutenant "les efforts de discussion entrepris par le ministère de la Culture, l'ARP souligne par ailleurs "l'urgence de la réforme de la chronologie des médias pour les services de video à la demande par abonnement (SVOD)".

La chronologie des médias régit en France l'ordre et les délais dans lesquels une oeuvre est diffusée, d'abord dans la salle de cinéma pendant quatre mois avant une sortie DVD, puis sur les chaînes à péage, les chaînes en clair et enfin la sortie la vidéo à la demande par abonnement (SVOD), 36 mois après le cinéma.

Deux rapports récents (Lescure et Bonnell) ont proposé de rendre l'offre SVOD disponible après 18 mois, sous conditions, à l'heure justement de l'arrivée des nouveaux grands acteurs d'internet.

Lundi, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a reçu des dirigeants de Netflix, qui doit arriver en France à l'automne.

"Je ne m'oppose pas à l'arrivée de Netflix chez nous. Il n'est pas question de leur fermer la porte mais de les sensibiliser à l'intérêt pour eux de participer à notre écosystème. Il faut avoir une vision globale, industrielle de l'ensemble de la filière", a préconisé Aurélie Filippetti dans un entretien mardi au Figaro.

L'Union des producteurs de films a demandé lundi à la ministre de rester ferme face à Netflix. "Il n'est pas question ni d'assouplir, ni de marchander, ni d'aménager les lois et règles construites et voulues par le législateur et les accords interprofessionnels pour organiser l'arrivée d'une concurrence frontale autant que déloyale de groupes internationaux", écrivait l'UPF.

 

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."