Bilan

Les ordinateurs suisses parmi les plus puissants

Le classement LINPACK Benchmarks des puissances des super-ordinateurs révèle que la Suisse se classe au 5e rang mondial. Mais notre pays atteint le premier rang en ramenant la puissance au nombre d'habitants.
  • Les super-ordinateurs suisses se classent parmi les plus performants au monde.

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  • Les super-ordinateurs sont largement sollicités dans l'univers de la recherche universitaire (ici à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne).

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  • Les firmes privées et même les écuries de Formule 1 font appel aux super-ordinateurs (ici Albert, utilisé chez Sauber).

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  • Grâce à son super-ordinateur, Sauber peut calculer avec une extrême précision la pénétration de ses automobiles dans l'air et les performances aérodynamiques.

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  • Piz Daint, l'un des super-ordinateurs du Swiss National Supercomputing Center, serait le 6e système le plus puissant au monde, selon le top500 du LINPACK Benchmark.

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  • A l'instar des neuf autres super-ordinateurs du top10 mondial, Piz Daint fonctionne sous Linux.

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  • Au niveau de la puissance cumulée de ses super-ordinateurs, la Suisse se classe au 5e rang mondial.

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  • Mais quand on prend en compte le nombre d'habitants des pays, c'est la Suisse qui s'adjuge (et de loin) la remière place mondiale.

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Etats-Unis, Chine, Japon, Allemagne: ces quatre grandes puissances économiques trustent également les quatre premières places de la hiérarchie mondiale des capacités des super-ordinateurs. Mais la Suisse est loin d'être ridicule dans ce classement avec une étonnante 5e place mondiale, devant la France (6e), le Royaume-Uni (7e), l'Italie (8e), l'Australie (9e) et l'Inde (10e), selon le top 500 du LINPACK Benchmarks, qui répertorie les puissances des super-ordinateurs à travers le monde.

Mieux encore: en ramenant ces puissances au nombre d'habitants, la Suisse se retrouve très largement en tête du classement mondial, loin devant les Etats-Unis, la Norvège et l'Allemagne.

Les TFLOPS et les MFLOPS

Deux indicateurs de vitesse de traitement des opérations informatiques sont retenus pour établir le classement: le TFLOPS et le MFLOPS, qui définissent la puissance des systèmes les plus avancés. Grâce aux systèmes très puissants des universités et écoles polytechniques fédérales, mais aussi aux super-ordinateurs des grandes entreprises, la Suisse enregistre une puissance totale de 7768,416 TFLOPS et 8,9574 MFLOPS. Ces chiffres restent certes loin des scores américains (52811,252 TFLOPS et 10,8745 MFLOPS), chinois (39267,3 TFLOPS et 10,5781 MFLOPS) ou japonais (16538,37 TFLOPS et 9,7134 MFLOPS).

Mais ce classement est totalement chamboulé lorsque l'on tient compte du nombre d'habitants par pays. Ainsi, la Chine, n°2 mondial pour la puissance cumulée, chute au 18e rang pour la puissance par tête. Et la Suisse effectue un mouvement en sens inverse: de la 5e à la première place quand on passe de la puissance cumulée à la puissance par tête.

La Suisse loin devant au classement par tête

Et cette première place semble très solide: avec 957,2518 MFLOPS par tête, la Suisse caracole loin devant les Etats-Unis (166,4358 MFLOPS par tête), la Norvège (144,3008 MFLOPS par tête) et l'Allemagne (130,1096 MFLOPS par tête).

Un super-ordinateur helvétique se hisse d'ailleurs dans le top10 mondial des machines: le Piz Daint, du Swiss National Supercomputing Center, à Zurich, serait le 6e ordinateur le plus puissant au monde, selon les critères du LINPACK Benchmarks.

En Suisse romande, l'EPFL fait appel à plusieurs super-ordinateurs sur différents programmes de recherche, dont le BlueBrain Project, pour lequel un IBM BlueGene/Q a été installé sur le site lausannois.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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