Bilan

Les drones interdits dans plusieurs parcs nationaux américains

Afin de préserver la quiétude de la faune et la sécurité des randonneurs, plusieurs parcs nationaux américains viennent de prendre des mesures d'interdiction des drones.
  • Le ciel de Yosemite va retrouver sa quiétude: les drones y sont interdits.

    Crédits: Image: Mladen Antonov/AFP
  • Les vallées des Rocheuses dans le parc national de Yosemite ne pourront plus être survolées par les drones.

    Crédits: Image: Michael Thurston/AFP
  • Même interdiction du côté du Zion National Park, où un drone a dérangé des hardes de mouflons récemment.

    Crédits: Image: David Becker/AFP
  • Les rangers pourraient verbaliser les contrevenants qui encourent une amende de 5000$ et six mois de prison.

    Crédits: Image: David Becker/AFP

Six mois de prison et 5000$ d'amende: c'est ce que risquent désormais les pilotes de drones s'ils font voler leurs appareils dans les périmètres des parcs naturels de Zion et de Yosemite. Ces deux réserves de faune et de flore parmi les plus célèbres des Etats-Unis ont annoncé cette mesure voici quelques jours: «Les drones peuvent-être extrêmement bruyants et parasitent de ce fait le paysage sonore du site», annonçait un communiqué paru sur les sites des deux parcs nationaux. Finies donc les vues aériennes réalisées par des passionnés équipés de leur appareil sans pilote.

Les responsables des deux parcs de l'Ouest américain expliquent avoir fait face ces derniers mois à un afflux croissant de visiteurs venus tester leurs drones dans ces espaces éloignés des habitations, des aéroports et des autoroutes. Certains venaient là spécifiquement pour filmer les paysages somptueux des deux grands parcs, mais d'autres ne se servaient de ces secteurs que comme d'un terrain de jeu où s'entraîner sans risque de voir leur appareil causer des dégâts ou leur pilotage mis en cause par les autorités aéroportuaires.

«Je suis convaincus que la plupart des gens qui pilotent des drones n'ont pas l'intention de faire du mal aux animaux ou de mettre en danger les autres visiteurs. Mais beaucoup d'entre eux ne savent sans doute pas qu'il est interdit de faire voler un drone ici à Zion», explique Jim Milestone, directeur du Zion National Park.

Des incidents avec la faune

En cause, plusieurs effets indésirables des vols de drones: la nuisance occasionnée auprès d'autres randonneurs et visiteurs humains venus chercher la quiétude dans ces espaces vierges, les interférences potentielles avec les opérations de secours qui pourraient être menées pour retrouver des randonneurs égarés ou blessés voire lors d'incendies de forêts, et enfin l'impact sur la faune locale. Ainsi, c'est ce dernier effet qui est en cause au Zion National Park. «Des bénévoles ont raconté avoir été téoins d'un vol de drone très près d'un troupeau de mouflons canadiens. Ils ont observé une dispersion du troupeau à l'approche du drone, séparant des jeunes de leurs parents. Le harcèlement de la faune sauvage dans le parc est illégal ainsi que l'utilisation des drones», précise un communiqué paru sur la page du ZNP.

A Yosemite, ce sont les oiseaux qui sont menacés par les drones: Les nichées de faucons pélerins dans les falaises sont particulièrement sensibles à ce type de nuisances, notent les responsables du parc.

«Les animaux peuvent se blesser en tentant de fuir les drones. Les drones peuvent également modifier le comportement des animaux et induire chez eux un surcroit d'activité et donc de dépense d'énergie. Ce qui, à terme, peut affecter leur survie et leur succès reproductif. Nous sommes donc très préoccupés par ces drones et leurs effets sur la vie sauvage», explique Cassie Waters, biologiste du parc national de Zion.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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