Bilan

Les 9 réseaux sociaux sur mobile à suivre en 2014

Face au déclin de Facebook et alors que Twitter ne séduit pas universellement, d'autres réseaux sociaux présents sur smartphones comptent tirer leur épingle du jeu. Tour d'horizon des potentiels hits de 2014.

De nouvelles applis réseaux sociaux apparaissent régulièrement pour les smartphones. Tour d'horizon des potentiels pour 2014.

Crédits: Image: Patrick Kovarik/AFP

Facebook investi par les quadras, Twitter pas assez «swag» (branché) au goût des ados et adulescents, la porte est grande ouverte pour de nouveaux réseaux sociaux. Evidemment sur mobiles, l'appareil ayant définitivement supplanté l'ordinateur. Mais entre réseaux spécialisés, fonctionnalités uniques ou positionnement tendance, les créateurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Entre Snapchat, Vine, Lulu ou Pheed, le site Kriisiis, spécialiste des tendances en matière de réseaux sociaux, a sélectionné et étudié les potentiels d'une série d'applications du secteur.

Parmi les probables grosses tendances de 2014, Kriisiis place Snapchat, Line, Jelly ou Lulu. La première est déjà bien connue des détenteurs de smartphones. Est-il nécessaire de présenter Snapchat? Avec cette appli, l'utilisateur échange avec ses contacts des photos ou des vidéos, mais celles-ci sont automatiquement détruites quelques secondes après leur ouverture. Ce système est censé garantir la confidentialité des échanges. Censé, car cette réputation de confidentialité a été sérieusement écornée voici quelques semaines avec 4,6 millions d'identifiants dévoilés.

De quoi effrayer peut-être quelques-uns des adeptes, lesquels ont échangé la bagatelle de 400 millions de fichiers jusqu'à présent, contre 350 millions de photos échangées via Facebook ou 55 millions via Instagram. Facebook a d'ailleurs tenté de prendre le contrôle de Snapchat mais son offre a été rejetée par les fondateurs.

 

Messagerie instantané et notation des garçons

Line n'est pas non plus un nouveau-né parmi les réseaux sociaux. Cette appli japonaise reprend le principe de Whatsapp, soit une messagerie instantanée permettant d’envoyer gratuitement des messages textes, photos, vidéos et même vocaux. La différence entre Line et whatsapp réside dans un concept de gratuité totale (contre 0,99 franc pour Whatsapp), grâce à un ajout de publicité vidéo. Au registre des projets 2014 pour Line (qui vient d'ouvrir une division Europe): la mise en vente de jeux ou de « stickers » pour personnaliser les messages.

 

Dans un tout autre domaine, Jelly se place dans le registre du service aux abonnés: chaque utilisateur poste des questions en tous genres et les abonnés lui répondent. Ainsi, une statue inconnue sur un site archéologique pendant ses vacances pourrait faire réagir des amateurs de mythologie gréco-romaine et aboutir à des réponses diverses et très complètes sur le personnage représenté, le sculpteur, voire l'environnement du site.

Si Jelly ouvre sur le monde, Lulu au contraire prend le parti de la confidentialité: les utilisatrices (car c'est un réseau réservé aux femmes) échangent des photos et notent les hommes qui figurent dans leurs contacts Facebook. En quelques mois, l'appli a séduit un million d'utilisatrices aux USA. Elle risque de débarquer en Europe dans les mois à venir.

Des applis à potentiel mais menacées

D'autres réseaux sociaux disposent d'un beau potentiel de développement. Ainsi, Waze pourrait venir concurrencer les GPS qui équipent les voitures de tout un chacun. Grâce à ce réseau, les utilisateurs échangent des informations sur le trafic routier, le prix du carburant sur le trajet prévu ou encore l'état des routes. Autre utilisation rapidement mise à profit par les abonnés: s'informer mutuellement de la situation des radars.

 

Vine, de son côté, a déjà atteint la gloire en 2013: en quelques mois, cette appli qui permet d'échanger de courtes vidéos (6 secondes au max) via Twitter a dépassé les 40 millions d'utilisateurs. Le succès rapide de ce service a poussé la concurrence à réagir. Ainsi, Instagram a ouvert un service vidéo. En se basant sur ses 130 millions d'abonnés et ses autres fonctions (dont les photos), Instagram a rapidement reconquis le marché, infligeant de gros revers à Vine (70% de tweets mentionnant un lien Vine en deux semaines). L'année 2014 pourrait donc se révéler décisive pour la survie de l'appli.

 

Après l'image animée, place aux sons: Pheed a vu le jour fin 2012 et offre de créer ses propres contenus musicaux ou sonores. Ceci en plus de fonctionnalités plus classiques des réseaux sociaux (échanges de photos, messages voire vidéos). Contrairement à Vine qui limite la durée de ses créations, Pheed ouvre la possibilité de contenus longs. Seul handicap, mais il est de taille: Pheed est une appli payante, dans un univers où la gratuité est devenue la norme.

 

Le site Kriisiis cite aussi Flipboard comme outil clef pour les utilisateurs de réseaux sociaux multiples. Avec cette appli, l'abonné peut programmer ses recherches, mettre au point des alertes, diffuser des contenus sur les réseaux sociaux traditionnels. Certes, Flipboard n'a rien de nouveau, l'appli ayant été créée en 2010. Mais la multiplication des réseaux sociaux pourrait constituer une opportunité pour ce tableau de bord sur smartphone pour connaître un nouveau souffle en 2014.

 

Une chaîne de smartphones pour les secours

Enfin, Kriisiis triche en ajoutant Whyd, un agrégateur de musique... qui n'est pas disponible sur mobile. Chez Bilan, nous préférerons mettre en avant Uepaa, une appli 100% suisse utile à tous les amateurs de montagne. Grâce à cette appli née dans les labos de l'EPFZ l'été dernier, les personnes randonnant en montagne (été comme hiver) peuvent se jouer des zones grises où le réseau est déficient et s'appuyer sur les smartphones les plus proches pour créer une chaîne et signaler un accident. Les récents drames liés aux avalanches rappellent à quel point la montagne peut être dangereuse. Uepaa pourrait donc séduire de nombreux utilisateurs de smartphones en 2014.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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