Bilan

Les vignerons neuchâtelois font vœu de modernité avec Digivitis

Une nouvelle solution de gestion de vignoble a été présentée lundi à Auvernier (NE). FELCO a développé un boîtier et une application servant à mieux soigner ses vignes.

Un boîtier, des données centralisées: la technologie vise à simplifier la vie des vignerons.

Crédits: FELCO

Et si les vignerons pouvaient facilement tenir une banque de données de leurs vignes? C’est l’idée de FELCO, qui a mis au point une solution de gestion de vignoble. Le groupe a présenté son boîtier et son application devant un parterre de partenaires, représentants du canton de Neuchâtel et médias à Auvernier lundi. Yann Vanvlaendern, chef de projet de Digivitis au Château d’Auvernier, domaine viticole neuchâtelois, a montré – sous la pluie – comment fonctionne cette technologie. Une technologie qui est née du partenariat de différents acteurs.

Stéphane Poggi, CEO de FELCO Motion, raconte la génèse du produit. C’était en 2015, et il s’était fait approcher par la HES-SO en vue du programme Innokick. «Ils étaient intéressés à casser les silos.» explique Stéphane Poggi. Une équipe de deux ingénieurs, deux designers et deux économistes s’est formée. Elle a ensuite travaillé sur la solution qu’est devenue Digivitis. «Le but était de faire un outil intuitif», insiste le CEO de FELCO Motion. Pourquoi ne pas simplement développer une application sur téléphone portable? La pluie, la neige, les chutes et le fait de travailler avec des gants.

Planification et gestion des tâches

Planifier une tâche est facile. Stéphane Poggi en a fait la démonstration depuis son ordinateur : il suffit de sélectionner la parcelle, le travail à effectuer, désigner une personne, la durée de la taille. L’employé pourra directement voir ce qu’il doit faire depuis son boîtier, qu’il porte au poignet. Yann Vanvlaendern était chargé de tailler les vignes pour l’exemple. Pour lui, cette solution lui facilite fortement la vie. Tout est noté directement, inutile de reparcourir l’entier d’une parcelle pour savoir précisément quelle plant doit être traité. «Si l’on prend les images aériennes de Google Maps, il y a une marge de dix à vingt mètres. En géolocalisant comme on le veut avec des drones, la précision est à deux centimètres.» précise Stéphane Boggi. Toutes les données récoltées sont stockées sur un serveur, et permet donc de centraliser et de conserver les données. Le data center est situé en Suisse, à La Chaux-de-Fonds plus précisément.

Pierre-Yves Perrin Flisch, directeur et co-actionnaire du Flisch Group – dont FELCO est directement rattaché – a tenu un discours en marge de la présentation du dispositif. Il s’est surtout attardé sur la question du numérique. «Nous devons bien garder à l’esprit le fait que le digital doit rester au service de l’entreprise et non l’inverse», a-t-il affirmé. C’est pourquoi Stéphane Boggi a précisé plus tard que la solution était développée en collaboration étroite avec des vignerons. Plus précisément, ce sont les domaines de Montmollin, Saint-Sébaste et le Château d’Auvernier qui testent cette technologie.

Quant au financement, FELCO a notamment pu compter sur le canton, la Confédération et des partenaires. Le projet a par exemple bénéficié de l’aide financière pour projets novateurs (NPR). Des partenaires comme le CSEM, VNV à La Chaux-de-Fonds, la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud ont également permis la réalisation de Digivitis.

Crédits: FELCO

Florian Néméti, directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI), a lui aussi tenu un discours. Il a salué l’esprit d’innovation du Château d’Auvernier, avec ce «projet qui montre à merveille la direction que prend l’innovation.» La solution sera commercialisable en juillet 2020, puisqu’il reste quelques détails à régler dans le domaine phytosanitaire.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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