Bilan

L’EPFL et l’EPFZ lancent un master en cybersécurité

Les deux hautes écoles s’allient pour proposer dès la rentrée d’automne 2019 un programme inédit visant à former des ingénieures et ingénieurs spécialisés en sécurité informatique.

Crédits: EPFL

Afin d’encourager la formation et la recherche dans le domaine de la sécurité informatique, l’EPFL et l’EPFZ, appuyées par la Confédération, allient leurs compétences. Elles proposeront dès la rentrée 2019 un master commun en cybersécurité. Cette nouvelle formation a été présentée le 19 mars à l’occasion d’une conférence de presse qui a réuni le conseiller fédéral Guy Parmelin, le président de l’EPFZ Joël Mesot et celui de l’EPFL Martin Vetterli. Ce dernier a indiqué qu’il se réjouissait de ce nouveau programme: «En nous alliant avec l’ETHZ pour former des ingénieurs dotés de compétences de pointe, nous contribuerons à faire de la Suisse un leader dans le domaine de la confiance numérique.» 

Il n’existait jusqu’alors aucune formation globale au niveau universitaire suisse dans ce secteur en pleine expansion, offrant de bonnes opportunités de carrière dans les secteurs des affaires, de l’administration ou encore de la recherche. «Prochainement, toutes les entreprises d’une certaine taille devront engager un responsable de la cybersécurité, souligne le professeur Mark Pauly, directeur du nouveau programme à l’EPFL. Et elles ne sont pas les seules à devoir se protéger, tous les pays courent un risque.» 

Ce nouveau master en cybersécurité se focalisera sur la cryptographie, la sécurité du matériel, des logiciels et des réseaux, mais aussi sur les manières d’assurer la sécurité des systèmes et d’obtenir la confiance des utilisateurs. Avec des cours intégrant des parties pratiques, ce master vise à former des ingénieures et ingénieurs en sécurité informatique disposant de compétences fondamentales et appliquées de pointe. Mais ayant aussi intégré les enjeux légaux, éthiques et économiques liés à un domaine qui touche tous les pans de la société. 

Les étudiants peuvent choisir de suivre ce programme, dispensé en anglais, à l’EPFL ou à l’EPFZ, les admissions étant coordonnées. En revanche, le suivi d’un semestre dans l’autre haute école est obligatoire. Si la structure du programme, comptabilisant 120 crédits, diffère entre les deux universités, les compétences acquises au terme du cursus sont similaires. Le logo des deux écoles étant apposé sur le diplôme. 

Ce nouveau programme s’adresse avant tout aux élèves disposant d’un bachelor en informatique, en technologie de l’information ou en systèmes de communication. Mais il est ouvert aux détenteurs d’autres bachelors avec certains prérequis. Les conditions d’admission et d’inscription sont similaires à celles en vigueur pour les autres masters à l’EPFL et à l’EPFZ. 


(Crédits: Dr)

Les écoles helvétiques sont les troisièmes meilleures du monde

Classement La Suisse se place en 3e position des meilleurs systèmes de hautes écoles dans le monde. Elle n’est devancée que par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, selon le classement établi par QS World University Ranking, institut britannique de conseil aux hautes écoles qui évalue plus de 1200 universités de 78 pays.

Dans deux branches, les hautes écoles helvétiques sont même les meilleures du monde: l’Ecole hôtelière de Lausanne a passé du 2e au 1er rang. Au total, quatre établissements suisses se trouvent parmi les dix meilleurs dans le domaine Hospitality & Leisure Management, plus que tout autre pays.

L’autre placement au top mondial revient à l’EPFZ. Elle défend sa position de tête, depuis plusieurs années, dans le domaine des biosciences et se trouve désormais dans le top 10 mondial dans treize branches. L’EPF de Lausanne et l’Université de Zurich se sont également améliorées. 

Le classement se base notamment sur des milliers d’évaluations d’experts. D’une part, des académiciens jugent la réputation académique des domaines des différentes hautes écoles. D’autre part, les employeurs évaluent les diplômés. QS tient également compte de la prestation scientifique, à savoir notamment le nombre de publications ou le nombre d’études citées par d’autres études. 

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