Bilan

L'envol de la HEIG-VD à l’aeropole

La Haute école d’Ingéniérie du canton de Vaud s’est alliée avec swiss aeropole, à Payerne. Elle s’y est dévoilée lors d’un événement mardi 4 février. Le thème ? «Innovation: de l’espace à la terre».

Différentes conférences ont eu lieu pour présenter les domaines de compétence de la HEIG-VD.

Crédits: DR

Entre pieds sur terre et tête dans les étoiles: swiss aeropole continue son expansion à travers des partenariats. Le dernier en date? Celui avec la Haute école d’Ingéniérie et de Gestion du canton de Vaud (HEIG-VD). La synergie est évidente puisque la HEIG-VD possède sept technopôles. Les professeurs y enseignent de la recherche appliquée et développement, de la microtechnique, de ingénierie ou encore en génie électrique. “La contribution au développement général de l’économie fait partie des missions des Hautes écoles” affirmait Catherine Hirsch, directrice de la HEIG-VD, devant le public. Elle a notamment insisté sur l’importance de promouvoir l’innovation et de soutenir l’économie régionale. Cet aéroport militaire est lui situé à Payerne. «Une ville à la fois loin de tout et près de tout», rigolent les organisateurs de l’événement.

Massimo Fiorin, directeur de swiss aeropole, a souligné l’apport de cet aéroport pour l’aviation d’affaires. «Ce n’est pas forcément la jetset comme on le croit. Il y a beaucoup d’entrepreneurs qui utilisent ce moyen de déplacement très efficace pour faire des affaires, et notamment se battre pour garder des places d’emploi en Suisse.»

L’importance de l’innovation

L’innovation, la création d’emplois et de sociétés, c’est l’un des chevaux de bataille des différents participants à l’événement. Massimo Fiorin cherche à remplir les espaces avec des entreprises innovantes. Il a aussi annoncé sa volonté de construire un nouveau bâtiment, proche de celui qu’occupe actuellement le Groupe E. Le but est ensuite de pouvoir louer cet surface industrielle. Cela permettra à des entreprises de s’installer sans devoir acheter une parcelle et y construire.

L'endroit où un nouveau bâtiment devrait voir le jour d'ici deux ans. Crédits: Google Maps.

Jean-Michel Stauffer, conseiller en innovation au sein d’Innovaud, a lui évoqué l’importance du réseautage. «Il faut connecter les industriels avec les outils de notre écosystème», a-t-il insisté.

Cet écosystème, il peut justement s’adresser à la HEIG-VD. C’est bien le message que l’école a tenté de faire passer. D’autant plus qu’elle compte bon nombre de professionnels. Martha Liley, directrice du centre Ra&D de l’école, l’explique: «Certains croient que ce sont uniquement les étudiants qui travaillent sur les projets. Ce n’est pas le cas» tranche-t-elle. Des luthiers aux fabricants de matelas, chaque secteur peut y trouver son compte. La société Almatech a par exemple mandaté les experts de la HEIG-VD pour vérifier la géomatique de leur technologie, laquelle sera installée sur un satellite. C’est ce qu’a expliqué Stéphane Guillaume, à la tête de l’institut d’ingéniérie du territoire. Plusieurs professeurs ont ensuite pris la parole pour brièvement présenter leur domaine de compétences.

Projets à foison

A l’instar de toutes les écoles et universités, la HEIG-VD compte également son centre d’innovation. STarmac existe depuis cinq années. Une trentaine de startups y sont nées, même si le directeur du programme précise que ce n’est pas le but premier. «Nous ne sommes pas un incubateur. Nous aidons les étudiants à développer des projets» glisse Stefano Ventura. Si la HEIG-VD collabore régulièrement avec le Y-Parc, le Technopôle de Sainte-Croix et le Technopôle de l'environnement d'Orbe (TecOrbe), elle est également liée avec l’EPFL, qui lui a récemment confié un projet lancé en ses murs.

De quoi attirer les férus d’innovation présents à Payerne. Les organisateurs de l’événement précisaient que le public cible était constitué de dirigeants, cadres, responsables R&D ou encore de PME et ingénieurs de développement. Reste à savoir si des contrats et projets ont été lancés suite à l’événement. Seul l’avenir le dira.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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