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Le Tokyo Game Show ou quand "le jeu change la façon de jouer"

"Le jeu change et modifie la façon de jouer", le slogan du Tokyo Game Show 2014 n'est pas surfait: l'évolution du divertissement numérique saute aux yeux dans cette grande vitrine du jeu vidéo.
  • Le Tokyo Game Show 2014 à Chiba, le 18 septembre 2014

    Crédits: Keystone
  • Le stand PlayStation de Sony

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  • Démonstration du casque-écran Project Morpheus de Sony, utilisable avec la console PlayStation 4

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"Le jeu change et modifie la façon de jouer", le slogan du Tokyo Game Show 2014 n'est pas surfait: entre les casques d'immersion ou les mobiles transformés en consoles de poche, l'évolution du divertissement numérique saute aux yeux dans cette grande vitrine asiatique du jeu vidéo.

"L'environnement dans lequel évolue l'industrie du jeu change continuellement et rapidement, et l'innovation entraînée par les nouveaux jeux crée de nouveaux types d'amusements", explique Shin Unozawa, président de l'Association japonaise du divertissement informatique (Cesa), organisatrice de cette manifestation annuelle.

A tout seigneur tout honneur, les consoles de salon sont bien représentées au TGS 2014, qu'il s'agisse de la PlayStation 4 (Sony), de l'Xbox One (Microsoft) et de la Wii U (même si Nintendo est absent), accompagnées de jeux souvent nouveaux, parfois à peine finis, fréquemment bruyants et parfois violents.

Le joueur quitte désormais la réalité pour l'univers virtuel, avec le casque-écran Project Morpheus de Sony ou un équivalent chez l'américain Oculus, devenu filiale de Facebook.

Les divertissements pour les consoles de poche (3DS de Nintendo et PS Vita de Sony) ne sont pas en reste, grâce notamment aux développeurs japonais très portés sur ce type de petites machines populaires dans l'archipel.

Et puis il y a les mobiles.

En plus de son stand PlayStation, Sony s'est offert un emplacement Xperia où il met en avant la nouvelle fonctionnalité de son smartphone Z3: la connexion sans fil à la console PlayStation 4 pour utiliser le portable comme écran déporté venant se fixer sur la manette de jeu.

"Nous visons les personnes déjà habituées aux jeux sur consoles, mais nous espérons aussi inciter ceux qui ne sont pas si familiers avec ce divertissement et peuvent le découvrir avec l'Xperia", explique Mai Hora, porte-parole de Sony Mobile Communications.

De facto, depuis plusieurs années déjà, les jeux pour smartphones occupent un espace croissant, à l'instar du public auxquels ils s'adressent et de l'éventail de ceux qui les développent.

- Microsoft s'offre Minecraft, Sony parraine les "indies" -

Le coréen Samsung Electronics ne s'y est pas trompé non plus, qui a son espace de présentation de sa gamme de smartphones Galaxy et d'accessoires dédiés, dont un casque écran et une manette de jeu qui transforme le mobile en mini-console.

"Aujourd'hui, divers types d'appareils sont connectés à internet et le jeu mobile a reconfiguré l'industrie", souligne Kohei Osada, président de Nikkei Business Publications, groupe de presse qui parraine cet événement depuis 2002.

Sont présentés cette année au TGS pas moins de 259 titres pour iOS (système d'exploitation des iPhone et iPad de l'américain Apple) ainsi que 246 jeux pour Android (système d'exploitation de son compatriote Google, OS qui équipe de nombreux smartphones).

La capacité de jouer avec les mobiles et le couplage avec les sites communautaires ont transformé en joueur un public très large, et donné ainsi à des sociétés indépendantes ou à des particuliers la possibilité de développer et proposer en ligne des jeux qui n'auraient jamais trouvé de débouchés si le marché était resté la chasse gardée des consoles.

Et parfois, c'est jackpot !

"Tous les indépendants disent qu'ils sont des purs et durs qui ne veulent pas être rachetés, jusqu'au jour où les billets sont mis sur la table, car il est certain que lorsqu'un jeu fait un carton comme Minecraft, finalement racheté par Microsoft pour une somme faramineuse, cela devient très compliqué à gérer", explique Alex Houdent, un dirigeant de Globz à l'origine de plusieurs jeux pour tablettes et mobiles.

Lui est là parce que l'une de ses créations, Mucho Party, a été retenue par Sony qui paye cette année les stands des "indies" sélectionnés pour participer au salon.

Le TGS 2014, soutenu par le puissant ministère japonais de l'Industrie (Meti), attend au moins 220.000 visiteurs durant quatre jours (de jeudi à dimanche), deux réservés aux seuls professionnels et deux ouverts au grand public.

Quelque 420 exposants sont présents cette année, presque une centaine de plus qu'au TGS 2013 qui avait accueilli 270.000 personnes, un record.

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