Bilan

Le premier copy shop à impression 3D de Suisse cartonne

Aller imprimer en 3D une figurine à sa propre effigie comme on allait encore récemment faire des photocopies chez un spécialiste de l'impression, c'est possible à Zurich. Ce premier centre de compétences du genre est un succès.

Philipp Binkert et Christiane Fimpel figurent parmi les pionniers de l'impression 3D. Ils mettent leurs compétences à disposition à Zurich.

Crédits: dr

Comme on allait encore récemment faire des photocopies au Copy shop, on peut maintenant se rendre chez 3D-Model dans le Kreis 4 à Zurich pour imprimer un bijou, un emballage ou une statuette à sa propre effigie. « Pour créer une bague, le budget démarre à quelques centaines de francs », déclare Christiane Fimpel. Celle-ci appartient, avec son compagnon Philipp Binkert, aux pionniers de l’impression en 3D et s’est lancée dans ce domaine dès 2007.

3D-Model s’est construit sur partenariat avec 3D Systems, le fabriquant américain d'imprimantes coté au Nasdaq. A côté du service d’impression destiné à une clientèle de créatifs et d’amateurs, le magasin fait de la vente de matériel pour l’industrie et l’artisanat. « De plus en plus de privés s’offrent un appareil personnel pour quelque 1700 francs. Les entreprises investissent quant à elles dans des outils dont les prix montent jusqu’à 200 000 francs. »

Les observateurs sont unanimes : si jusqu’ici, cette technologie était réservée à un public de technophiles, elle est sur le point d’accéder au marché de masse. « Nous enregistrons une croissance spectaculaire de nos affaires, poursuit Christiane Fimpel. Les écoles nous sollicitent de plus en plus pour former les étudiants. Des jeunes viennent pour des projets de diplôme. Le procédé se banalise à toute vitesse. »

Dans les grandes lignes, il faut, pour démarrer le processus d’une impression 3D, un modèle en volume de l’objet à reproduire. Un logiciel le digitalise sous la forme de fines tranches. Puis l’impression démarre avec la production de couches très minces qui reconstituent les contours de l’article de la base à son sommet. Produire un objet individuel revient relativement cher. Mais les prix de l’unité fondent dès que l’on produit une série. Les possibilités paraissent infinies.

Moins répandue en zone francophone

3D-Model est à la fois un centre de compétences et de conseil, un concepteur de prototypes dans la technique ou le mobilier, et un atelier. Au bénéfice d’un diplôme d’architecture, Philipp Binkert s’est très vite tourné vers la création d’objets. Quant à Christiane Fimpel, elle vient du marketing et des relations publiques dans l’art et l’artisanat.

Les deux entrepreneurs sont maintenant sur le point d’ouvrir une succursale à Vienne avec un ancien partenaire. Il n’y a pour le moment aucun projet sur la Suisse romande. Une rapide recherche sur Google démontre que l’impression 3D est moins répandue en zone francophone que dans les pays anglo-saxons et germaniques. Le duo offre aux personnes intéressées la possibilité d’acquérir une franchise pour ouvrir d’autres points de vente dédié à la même technologie.

 

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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