Bilan

Le capital de démarrage revient vers les start-up suisses

Le dernier rapport de l’Association suisse du capital-risque et de Startupticker.ch enregistre un triplement des fonds investis en phase d’amorçage des jeunes pousses.

Auris Medical a levé 47.1 millions de francs, un montant record.

Crédits: DR

En 2013, les start-up suisses en phase de démarrage ont levé un total de 121.8 millions de francs contre 32,5 millions l’année précédente. Cette évolution est d’autant plus réjouissante que le Conseil fédéral pointait précisément le manque de capital d’amorçage (seed money) comme l’une des faiblesses du système suisse dans son rapport de juin 2012 sur le capital risque en Suisse.

En tout, 90 rounds de financement de capital-risque ont eu lieu l’an dernier, portant le total des fonds levés par les start-up à toutes les phases à 415,3 millions de francs. C’est une augmentation de pratiquement 30% par rapport à l’année précédente en termes de volume et de presque 50% pour le nombre d’entreprises qui ont trouvé de l’argent. En 2012, 61 start-up avaient levé un montant global de 316 millions.

Dans le détail, le nombre d’opérations comprises entre 2 et 10 millions de francs a aussi doublé à 30 transactions. Auris Medical ainsi que la Zurichoise Covagen et le spin-off de l’EPFL Biocartis ont ainsi levé des montants records de 47.1, 42 et 36,9 millions de francs. Les entreprises des sciences de la vie nécessitent cependant des investissments beaucoup plus importants que celles des technologies de l’information. Dans ce domaine, il faut reconnaître la performance de la lausannoise Urturn qui a obtenu 13 millions de Debiopharm et du londonien Balderton Capital. De même la genevoise Wisekey a elle levé 9,4 millions.

Seule ombre au tableau, le montant moyen levé par les start-up suisses restent relativement faible (2,8 millions) par rapport aux standards internationaux. Il est temps qu’après s’être intéressé à la question des fonds d’amorçage, le Conseil fédéral s’intéresse à celle du capital de croissance, d’autant plus que les levées de fonds des capital-risqueurs ont, elles, fortement diminué l’an dernier.

Le rapport complet ici.

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

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Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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