Bilan

Le boom des tablettes redonne des couleurs à Logitech

La firme helvétique surfe habilement sur la vague déclenchée par l’iPad.

Trouver un «Ultra Thin Keyboard», le clavier-boîtier  qu’a lancé Logitech au printemps dernier pour complémenter l’iPad, relevait de l’exploit cet été. Dans des Media Markt d’Allemagne et de Suède, on obtenait la même réponse: rupture de stock! Bon. Se pourrait-il qu’après avoir beaucoup tâtonné  pour trouver son positionnement dans un monde devenu tactile, l’inventeur de la souris retrouve sa magie vis-à-vis des consommateurs? Bracken Darrell, le nouveau CEO, confirme en tout cas qu’effectivement «l’entreprise a eu du mal à répondre à la demande pour ce produit spécifique et a dû mettre en place de nouvelles capacités». Pas mal pour un accessoire qui n’a pratiquement fait l’objet d’aucune publicité. Mais cela sera-t-il suffisant pour redonner du lustre aux résultats financiers de Logitech? Il est permis de le penser. L’explosion des tablettes est une opportunité unique pour Logitech de remonter dans le TGV de l’économie numérique. Quand les smartphones tiraient l’essentiel de la demande, l’entreprise suisse souffrait d’un défaut d’image avec ses accessoires. En dépit de la qualité de ses périphériques audio, Logitech reste avant tout associé aux claviers et aux souris pour PC par les consommateurs.

Avec les tablettes, l’équation change. Souris et clavier sans fil transforment l’écran en PC portable. Avec l’assaut contre l’iPad d’Apple que préparent Google-Motorola, Samsung ou bien encore Microsoft avec Surface, le marché des périphériques pour tablettes est destiné à une croissance probablement aussi phénoménale que celle des accessoires pour smartphones. D’ailleurs, dans ce domaine, Logitech n’a pas dit son dernier mot. L’entreprise vient de se repositionner pour miser sur la nouvelle marque Logitech UE et la réputation de sa filiale Ultimate Ears dans le monde de la musique professionnelle. Dépassée sur le marché de casques devenus accessoires de mode, l’entreprise prépare une contre-offensive qui va passer par plus de communication.

Crédit photo: Dr

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

Du même auteur:

«Le prochain président relèvera les impôts»
Dubaï défie la crise financière. Jusqu'à quand'

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."