Bilan

Le scientifique Grégoire Courtine (EPFL) primé à Washington

Ce vendredi 14 juin, cinq nouveaux lauréats du prix Rolex à l’esprit d’entreprise étaient élus à Washington par un jury indépendant. Grégoire Courtine, professeur associé à l’EPFL a été primé pour ses avancées révolutionnaires dans le traitement de la paralysie.

  • Grégoire Courtine donne ses conseils à David, un de ses patients.

    Crédits: Rolex/Sébastien Agnetti
  • David (à g.), un des patients de Grégoire Courtine (à d.), hereux de pouvoir marcher.

    Crédits: Rolex/Sébastien Agnetti

Pour la première fois ouvert aux votes du public, les prix Rolex à l’esprit d’entreprise ont récompensé cinq explorateurs dont les projets impliquaient une considérable avancée scientifique. Les lauréats originaires d’Ouganda, de France, d’Inde, du Canada et du Brésil ont convaincu par leur programme novateur contribuant à améliorer les conditions de vie sur la planète.

Orientés chacun dans des domaines d’exploration très différents, ils touchaient: la sauvegarde d’une espèce de poisson menacée en Amazonie (João Campos-Silva, 36 ans, Brésil), la détection rapide et peu coûteuse de la malaria sans prise de sang du patient en Afrique subsaharienne (Brian Gitta, 26 ans, Ouganda), l’apaisement des tensions entre communautés rurales en Inde et milieux écologistes dans une démarche de la conservation d’animaux sauvages (Krithi Karanth, 40 ans, Inde), la transformation des plastiques non recyclables provenant de sacs ou d’emballages en substances chimiques utilisables dans l’industrie (Miranda Wang, 25 ans, Canada) et le traitement de la paralysie (Grégoire Courtine, 44 ans, France).

«Focaliser l’attention du public sur la lutte contre la paralysie»

Pour le spécialiste en neuro-réhabilitation Grégoire Courtine, chef d’unité au Centre de neuroprothèses de l’EPFL, «cette reconnaissance est très importante. Elle permet de focaliser l’attention plus large du public sur la problématique de la lutte contre la paralysie». Ses études, conjointement publiées dans les revue Nature et Nature Neuroscience en octobre dernier avec son associée la Professeure Jocelyne Bloch, neurochirurgienne à l’Hôpital Universitaire de Lausanne, avaient déjà connu un large écho auprès de la communauté scientifique.

Dans l’amphithéâtre du National Geographic*, situé au cœur de la capitale américaine, où étaient organisées les présentation des finalistes, il expliquait: «Avec notre méthode nous implantons une série d’électrodes au-dessus de la moelle épinière, ce qui nous permet de cibler des muscles de la jambe. Des électrodes activent des zones de la moelle et reproduisent les signaux que le cerveau envoie pour marcher. Le processus doit être aussi précis qu’une montre suisse. Les participants à qui nous avons pu appliquer notre étude ont pu marcher, aidés par un harnais supportant le poids de leur corps. La marche naturelle a pu être entraînée ainsi que la capacité du système nerveux à réorganiser les fibres nerveuses».

Faire avancer la recherche

Créés en 1976 par André J. Heiniger, alors président de Rolex, les Prix Rolex à l’esprit d’entreprise ont pour vocation  de préserver le patrimoine culturel et de protéger l’environnement. En lien avec la campagne Perpetual Planet lancée récemment par la marque, ils sont un pilier fort de sa communication institutionnelle. Ils sont accompagnés d’une dotation de 200'000 francs attribuée à chaque lauréat. 

A l’issue de la conférence de presse annonçant les cinq gagnants, Grégoire Courtine ajoutait : «Cette dotation va nous permettre de faire concrètement avancer nos recherches dans la connexion du cerveau au pacemaker et d’en publier les résultats dans une prochaine étude».


* National Geographic, partenaire de Rolex dans le cadre de cette campagne et associé à la manufacture depuis les années 1950, a organisé le National Geographic Explorers Festival, où les dix finalistes de l’édition 2019 des Prix Rolex à l’esprit d’entreprise ont présenté leurs projets.

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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