Bilan

Laurent Haug a 200 idées pour vous

Le fondateur de Lift fonde une nouvelle série de conférences baptisée 200ideas. Il dégage les grands thèmes qui vont influencer votre activité, tous horizons confondus.
A l’aise dans tous les milieux, Laurent Haug se considère comme un relais entre les idées et les gens.

Laurent Haug promène sa longue silhouette dans le monde des médias depuis une quinzaine d’années sans que personne – y compris lui – ne sache quel est son véritable job.

Organisateur d’événements, rédacteur en chef d’un journal virtuel, consultant en réseau social? Un peu de tout cela. Il fait partie de ces influents en Suisse et au-delà comme Bruno Giussani, Abir Oreibi, ou Geneviève Morand qui contribuent fortement au débat depuis la Suisse romande sur les nouvelles technologies, le monde en mouvement et les transformations d’un bout de pays qui se réforme à toute vitesse.

Pour Laurent Haug, le moment correspond à une sorte de saut de l’ange. Dans quelques jours, il inaugurera sa nouvelle série de conférences, baptisée 200ideas et dont la première aura lieu le 11 novembre à Genève. Une sorte de show où il passera en revue, avec quelques invités, 200 idées susceptibles d’influencer aussi bien un banquier qu’un industriel ou un homme politique.

C’est la proposition d’une tempête d’informations utiles que se propose de présenter Laurent Haug. A l’affût de tout ce qui concerne l’innovation, il réalisera désormais à travers cette conférence la somme de tous les trends.

Mis bout à bout, ces derniers se regroupent naturellement en grands ensembles qu’il convient de comprendre pour répondre à une nouvelle demande de la part des consommateurs, des citoyens ou de n’importe quelle communauté.

«C’est en partie mon job de consultant qui m’a permis de comprendre que je pouvais délivrer toute une série d’informations à des top managers qui n’ont tout simplement pas le temps d’aller chercher comme moi dans des secteurs très larges.» Laurent Haug, c’est l’ami que vous devriez avoir si le changement vous fait peur.

Il sait à peu près tout sur les réseaux sociaux, ce qui se passe dans les labos de R&D à l’autre bout de la planète mais aussi dans les fablabs romands. Surtout il dégage un chemin pour celui qui veut adapter son business à la nouvelle donne. «Les idées et les gens peuvent faire de grandes choses, je connecte les uns aux autres», aime bien dire Laurent Haug.

Pour en arriver là, il a fallu toutefois passer par des chemins cabossés. Laurent Haug, pour la plupart de ses interlocuteurs, c’est l’homme de Lift, la conférence reprise depuis par Abir Oreibi et Sylvie Reinhard épaulées par l’agence de communication Emakina.

Lancée en 2006, la conférence a tout de suite frappé par sa pertinence ceux qui s’intéressent à l’innovation: positionnement très technologique, invités très pointus, c’est un petit Ted à l’échelle de la Suisse (avec des extensions en France et en Corée du Sud). Mais l’aventure a pris une telle dimension que l’entrepreneur Laurent Haug s’est fait dépasser par son succès.

Résultat, un burnout avant une sortie élégante avec des repreneuses de qualité, puis un job de consultant et de chargé de cours à HEC Lausanne dont il est diplômé, notamment pour des banques, ainsi que des papiers pour la presse spécialisée (Laurent parle des meilleures start-up suisses dans Wired UK).

Reste l’envie de faire passer des idées dans un environnement différent, ce que peut être Lift, Ted ou n’importe quelle autre conférence sur les nouvelles technologies. «Nous avons besoin d’un élément de dramaturgie. C’est pour cela que je souhaite diriger 200ideas comme une sorte de show télé. J’assure l’essentiel des interventions, mais je les organise autour de quelques invités venus s’exprimer sur des thèmes précis, dont Sylvie Reinhard de Lift.»

Pour avoir assisté à une première, la présentation peut donner le tournis tant les idées fusent, mais chacun ressort avec au minimum 10 pépites à exploiter le lendemain en rentrant au bureau avec ses équipes. Ou tout de suite en tweetant.

«Nous sommes dans une nouvelle phase de l’ère technologique, celle où les départements informatiques des entreprises vont disparaître puisque l’IT est désormais partout, dans la finance, les RH, le marketing, etc. C’est comme les notions d’offline/online ou de mobile/immobile. Nous sommes désormais constamment connectés aussi bien au travail qu’à la maison.»

Où sera Laurent Haug dans cinq ans? «Difficile à prévoir, j’aime tout ce que je fais: conseiller, donner des cours, investir dans des start-up (25 actuellement via le fonds Anthemis que je conseille), etc. Je pourrais aussi diriger une start-up, j’ai quelques idées à réaliser dans le domaine. La meilleure façon d’avoir un job intéressant, c’est de l’inventer.» 

Stéphane Benoit-Godet

<p>Rédacteur en chef du Temps, (ex-rédacteur en chef de Bilan)</p>

Lui écrire

Depuis le 1er janvier 2015, Stéphane Benoit-Godet dirige la rédaction du quotidien Le Temps. Il était le rédacteur en chef de Bilan de 2006 à 2015. Auparavant, il a travaillé pour les quotidiens La Tribune de Genève et Le Temps 1998-2003), journal dont il a dirigé la rubrique économique (fin 2000 à mi-2003). Juriste de formation, Stéphane a fait ses études en France à l'Université d'Aix-Marseille III. 

 

 

Du même auteur:

«Les concentrations dans la presse ne font que débuter»
Comment la Silicon Valley écrit un nouveau chapitre de l’histoire: les cleantechs

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."