Bilan

La lune de miel continue entre l'EPFL et l'ECAL

L’Ecole Polytechnique de Lausanne et l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne intensifient leur collaboration, et proposent entre autres un nouveau cursus inédit.
  • Vue de l'EPFL+ECAL Lab

    Crédits: Crédit : ECAL/Axel Crettenand
  • L'Electronic Makers Lab

    Crédits: Crédit : ECAL/Axel Crettenand
  • Au coeur de l'Electronic Makers Lab

    Crédits: Crédit : ECAL/Axel Crettenand
  • Un des projets de l'EPLF+ECAL LAB : La Porte des Savoirs, visible à l'Agence Biopôle de la Vaudoise Assurance

    Crédits: Crédit : Joël Tettamanti
  • Montreux Jazz Heritage Lab, un des projets de recherches lié au programme et intégré au futur Montreux Jazz Café de l'EPFL

    Crédits: Crédit : Tonatiuh Ambrosetti & Daniela Droz
  • Tattoar étudie les perspective de la Réalité augmentée en relation avec notre corps. Inscrit dans le projet Give Me More, un projet de l'EPFL+ECAL Lab

    Crédits: Crédit : Cyril Porchet

Un vent nouveau souffle sur l’innovation suisse. Partenaires depuis plus de 7 ans, l’EPFL et l’ECAL ont choisi de resserrer un peu plus leurs liens et de présenter en conférence de presse ce jeudi 19 février leurs derniers projets.

Depuis l’automne dernier, les étudiants de l’ECAL bénéficient de cours sur l’électronique et d’un accès aux technologies issues des laboratoires de l’EPFL. Autre nouveauté, l’Electronic Makers Lab, une salle dédiée au prototypage. « On l’a équipée avec une multitude de composants électroniques et de matériel intelligent, ou encore d’une imprimante 3D. L’étudiant sort avec un prototype concret et prêt », se réjouit Cédric Duchêne, ingénieur et superviseur du laboratoire.

Master unique entre l’EPFL et l’ECAL

Mais l’objet de toutes les attentions est sans doute la présentation du nouveau cursus intitulé « Design Research for Digital Innovation ». Ce Master of Advanced Studies cherche à allier les concepts de design avec l’ingénierie. Ou plus concrètement, les étudiants apprennent à créer les objets de demain, en tenant en compte l’esthétique, les besoins humains et sociaux, mais aussi les dernières technologies issues des laboratoires de recherche.

« Nous voulons proposer une nouvelle approche : l’élève prépare un projet de recherche personnel sur deux ans, qui doit avoir impérativement une perspective dans l’industrie. On s’est inspiré du modèle du doctorat, mais avec une forte composante pratique. Nos étudiants passent 30% de leurs temps pour leurs projets et études, et consacrent le reste en tant qu’assistants de recherche et d’enseignement. C’est encore expérimental», souligne Nicolas Henchoz, le fondateur et directeur de l’EPFL+ECAL LAB.

Union sacrée entre l’EPFL, les HES et les politiques

Adrienne Corboud Fumagalli (vice-présidente de l’EPFL pour l’innovation et le transfert de technologie), Luciana Vaccaro (rectrice de la Haute Ecole spécialisée de Suisse Orientale) et Alexis Georgacopoulous (directeur de l’ECAL), également présents à la conférence de presse, se réjouissent de ces nouveaux ponts construits entre leurs institutions respectives. Mais c’est surtout une reconnaissance pour l’ensemble des HES. Des écoles incontournables pour relier la théorie vers le monde pratique, et qui deviennent des maillons essentiels dans la chaîne de l’innovation suisse.

La Conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon précise « que le projet se dote d’un fond important. Le Canton de Vaud soutient le projet avec 360’000 francs de budget alloué annuellement, plus le soutien de la Loterie Romande et de la Fondation pour financer l'Electronic Makers Lab. Cela donne du champ pour expérimenter ».

Programme à la pointe et ultra-sélectif

Les quatre étudiants de cette première volée, soigneusement sélectionnés sur dossier, sont encadrés par une palette hétéroclite d’experts, issus du monde académique et du terrain : designers renommés, ingénieurs hardware et software, ou même un professeur de psychologie de Fribourg. Le Conseil du programme est aussi composé de six sommités dans leurs domaines, dont entre autre Yves Béhar, élu designer industriel le plus influent du monde par Forbes, ou encore de Jeremy Myerson, le directeur du Helen Harnlyn Center du Royal College de Londres.

« Il y a très peu de place, 5 maximum par année. C’est un choix délibéré, nous voulons que les étudiants puissent profiter au maximum des ressources mises à disposition. Ainsi, nous ne faisons pas une promotion classique, nous allons repérer ces étudiants directement dans les écoles », explique Nicolas Henchoz. Les critères de sélection ? « Un profil international, ou venir de l’ECAL. Les candidats doivent avoir un parcours académique ou professionnel dans les domaines de l’ingénierie et artistique », poursuit-il.

De Londres à Moscou, des équations aux photos de mode

Des profils atypiques, symbolisant à la perfection l’état d’esprit hybride de l’EPFL+ECAL Lab. Yuki Machida, un ingénieur et designer japonais issus des prestigieuses Imperial et Royal Colleges de Londres, Aliona Kurtzetsova, diplômée de Physique à Moscou et surtout photographe de mode (publiée dans Elle, Marie-Claire ou Forbes), ou encore Mathieu Daudelin, qui a obtenu un double diplôme ECAL et Université du Québec.

Pour Karian Foehr, l’étudiant de l’étape, « le MAS est parfaitement taillé à ce que je voulais faire, on a une certaine liberté et on peut adapter son programme en fonction de ses intérêts. Pour la 1ère fois, des étudiants en Art peuvent étudier avec l’EPFL, cette dernière apporte une touche de crédibilité indispensable. On a une vraie complémentarité entre les étudiants ».

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."