Bilan

La Suisse doit jouer un rôle majeur dans la numérisation

Fintech (technologie financière) et Blockchain (technologie de stockage) sont les mots clés de ce développement, selon le président de la Confédération. La Suisse a notamment besoin de s'attacher les services des meilleurs spécialistes du monde en la matière et elle doit pour cela éliminer les obstacles bureaucratiques au recrutement.

Environ un millier de personnes ont pris part à la Journée suisse du digital 2019, organisée à l'initiative de la Confédération. Parmi les participants, on comptait des experts, mais aussi des jeunes qui avaient reçu une invitation spéciale.

Crédits: Keystone

L'Etat devrait consacrer plus de ressources au numérique. A l'occasion de la Journée suisse du digital, le président de la Confédération Ueli Maurer et la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga ont esquissé les interventions requises dans ce secteur.

En matière numérique, la Suisse est en principe bien engagée dans un processus de développement dynamique, a déclaré Ueli Maurer lundi, lors du discours d'ouverture de la Journée suisse du digital 2019, à Bâle. Mais si notre pays veut jouer un rôle majeur, il doit y consacrer plus d'efforts et de ressources.

Fintech (technologie financière) et Blockchain (technologie de stockage) sont les mots clés de ce développement, selon le président de la Confédération. La Suisse a notamment besoin de s'attacher les services des meilleurs spécialistes du monde en la matière et elle doit pour cela éliminer les obstacles bureaucratiques au recrutement.

Sécurité et prise de risques

La sécurité est une autre clé de voûte de cette évolution. Et la Suisse doit rester le pays le plus sûr du monde, notamment en matière de cybersécurité, mais elle doit aussi accepter de prendre certains risques. L'un des thèmes phare de la conférence, l'intelligence artificielle, génère aussi de nombreuses peurs quant à l'emploi. Or ces craintes sont à relativiser en regard des perspectives offertes, selon Ueli Maurer.

S'il s'est dit "fondamentalement optimiste" quant à l'avenir numérique de la Suisse, le président de la Confédération a aussi évoqué des lacunes: les secteurs recherche et développement se portent bien, mais le secteur de l'application laisse à désirer, tandis que l'administration progresse trop lentement dans ce processus, a-t-il résumé.

Renforcer les médias régionaux

En sa qualité de cheffe du département de la communication, Mme Sommaruga a évoqué les défis posés aux médias par le processus de digitalisation. Si les algorithmes dictent toujours plus les contenus que nous lisons, cela va poser un réel problème à notre démocratie directe, a-t-elle déclaré.

Les régions sont tributaires de comptes-rendus journalistiques pertinents, faute de quoi le débat démocratique est mis à mal. Les journaux régionaux peinent toutefois à financer leur offre, face à des géants numériques toujours plus gros qui aspirent à eux toute la manne publicitaire.

"Nous ne pouvons pas nous contenter de laisser les grands groupes dicter les règles", a déclaré la cheffe du département de la communication. Aussi le Conseil fédéral veut-il encourager les médias en ligne payants, afin de donner des bons signaux, a-t-elle déclaré.

Environ un millier de personnes ont pris part à la Journée suisse du digital 2019, organisée à l'initiative de la Confédération. Parmi les participants, on comptait des experts, mais aussi des jeunes qui avaient reçu une invitation spéciale.

Hormis les conseillers fédéraux sont intervenus d'autres orateurs au sujet des chances et des risques de l'intelligence artificielle: le professeur de philosophie Luciano Floridi d'Oxford, le directeur de la firme Mozilla Michell Baker, la secrétaire d'Etat à la formation, Martina Hirayama et Martin Vetterli, président de l'EPFL.

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