Bilan

L'impression 3D s'invite dans les cuisines et la gastronomie

Imprimer une pizza ou des gâteaux? Ce sera possible pour le grand public et les professionnels de la restauration dès début 2016 grâce à l'imprimante 3D mise au point par plusieurs firmes chinoises, allemandes et espagnoles.

Les imprimantes 3D pour l'alimentation peuvent produire des gâteaux ou des pizzas grâce à des pâtes liquides.

Crédits: Image: DR

Apparue voici quelques années et de plus en plus répandue, l'impression 3D se répand dans un nombre toujours plus grand de domaines. Et nombre des initiatives les plus novatrices dans ce domaine viennent de Chine. Voici quelques mois, le pays se lançait dans l'édification d'imprimantes 3D géantes capables de produire des pièces de plusieurs mètres d'envergure pour l'aéronautique ou la construction. La dernière innovation en date vient aussi de Chine mais prendra moins de place: des imprimantes 3D pour la gastronomie.

C'est sur son stand du salon IFA de Berlin que la firme chinoise XYZ, spécialisée dans la fabrication d'imprimantes 3D a présenté son dernier modèle au printemps. Et la société vient de confirmer que la commercialisation des premiers modèles interviendrait dès début 2016 en Asie avant d'être élargie à d'autres marchés.

Pour le moment, les démonstrations effectuées par XYZ ont porté sur des pâtisseries et des pizzas: l'utilisateur introduit un tube contenant un aliment de base (pâte à pain, préparation à cookies,...) et détermine ensuite la forme du produit souhaité. Les têtes d'impression agissent comme celles des imprimantes utilisant des matières plastiques. Seule différence: le résultat final est cru et il doit encore être cuit.

De la même manière que ces imprimantes 3D conventionnelles, l'utilisateur peut combiner plusieurs tubes pour façonner des éléments avec divers ingrédients et couches. Ainsi, pour une pizza, un premier tube de pâte à pain servira à former la couche de pâte, tandis qu'un autre alimenté par de la sauce tomate viendra garnir la pâte et le tout pourra être surmonté par du fromage lui aussi déposé par des tubes.

Des démonstrations ont déjà été effectuées avec la réalisation de cookies, de pièces montées et de pizzas. Difficile de trouver le verdict en termes de saveurs de ceux qui ont pu goûter le résultat. Pour le prix par contre, il est annoncé autour de 1800$ pour la commercialisation début 2016. Le public visé est avant tout celui des professionnels de la restauration.

Cependant, les Chinois ne sont pas les seuls sur le coup. Une entreprise allemande a également flairé le bon filon et développé une imprimante 3D destinée au secteur alimentaire. Dans un domaine plus spécifique car l'initiative vient de Katjes, l'un des grands noms de la confiserie outre-Rhin. Son appareil baptisé Magic Candy Factory fabrique à la demande des pâtes de fruits selon la forme souhaitée et dessinée par l'utilisateur. Contrairement à l'imprimante chinoise, ce modèle est davantage destiné au grand public, même si des confiseries ou des pâtisseries indépendantes pourraient également l'utiliser pour des petits volumes de production.

Plus au Sud, en Espagne, c'est une startup catalane, Natural Machines, qui a imaginé une imprimante 3D pour l'alimentation: Foodini. Particularité de celle-ci, aucun ingrédient n'est livré ou commercialisé, mais les tubes sont à préparer soi-même, avec de la sauce tomate, des préparations de pâte à biscuit ou d'autres ingrédients. Au printemps dernier, le projet déposé sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter n'avait pas réussi à atteindre l'objectif de collecte des 100'000$ visé (la collecte s'était arrêtée à 80'279$). Mais les concepteurs n'ont pas renoncé pour autant et l'appareil pourrait être commercialisé dans les mois à venir.

 

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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