Bilan

L'EPFL invente l'incubateur «low-cost»

En dix ans, le nombre d'entreprises de hautes technologies locataires du Parc scientifique de l'EPFL (PSE) a pratiquement triplé pour se stabiliser autour des 90. Mais les trois bâtiments du parc sont, en quelque sorte, victimes de leur succès, tant il y a de demandes de la part des start-up issues du campus voisin. La fondation, qui dirige le parc, va profiter de la création du quartier de l'innovation pour ériger un quatrième bâtiment, à côté des sept autres qui accueilleront les labos d'entreprises comme Nokia. En attendant, cette pression a suggéré à l'EPFL de créer une autre pépinière d'entreprises, plus expérimentale, au Pavillon de Bassenges, un bâtiment de 510 mètres carrés que l'école a réhabilité de l'autre côté de l'avenue du Tir-Fédéral. Baptisée le «Garage» en référence aux fameux garages californiens qui ont vu les premiers pas d'Apple ou de HP, cette infrastructure ne disposera pas des services de coaching et des installations high-tech que propose le PSE.

L'entreprenariat, une culture

La vocation du «Garage» est différente. Cette structure est destinée à accueillir un maximum de 18 entreprises à leurs tout débuts, en tenant compte de leurs faibles moyens financiers. Les loyers seront ainsi nettement moins élevés qu'au PSE. Et les candidats retenus devront avoir un lien avec l'EPFL par le Service des relations industrielles et la Fondation PSE. Au-delà de l'aspect économique, le «Garage» est avant tout destiné à construire cet esprit de campus-lieu de vie que le président de l'EPFL, Patrick Aebischer, juge vital. Il a d'ailleurs proposé à l'ECAL de produire une décoration adaptée en espérant qu'elle inspire de futurs Steve Jobs.

Photo: Pavillon de bessanges / © gdubuis

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