Bilan

L’EPFL étend son offre de cours en ligne

L’institution vaudoise prévoit de lancer cet automne des programmes sur la prestigieuse plate-forme américaine d’éducation EDX.

Le dernier-né des systèmes américains de cours gratuits en ligne s’appelle edX. Il descend d’une lignée prestigieuse, fruit d’une alliance entre Harvard et le MIT, l’institut de technologie du Massachusetts.

S’il arrive sur le marché des MOOCs (l’acronyme anglais désigne des cours massifs en ligne libres) après Coursera et Udacity, il propose des cours plus techniques que ces deux universités en ligne.

Une soixantaine sont disponibles aujourd’hui, dans les domaines de la science, de la technologie, de la santé, de l’économie et du droit. A elles trois, les universités en ligne réunissent plus de 3 millions d’étudiants. 

Alors que ses deux prédécesseurs sont encore des start-up qui doivent trouver des moyens pour gagner de l’argent afin de conserver la gratuité de leurs programmes, edX est basé sur un modèle différent.

En effet, la plate-forme a été financée initialement par l’octroi de 60 millions de dollars investis par les deux universités mères, Harvard et le MIT.

Mais elle se distingue aussi par sa stratégie de croissance ambitieuse: inclure dans son programme des universités internationales de renom. La jeune plate-forme vient d’ailleurs de conclure un accord avec six nouvelles institutions, dont l’Ecole polytechnique de Lausanne en février dernier.

En Suisse romande, l’EPFL avait pris le train des MOOCs l’été dernier déjà en rejoignant Coursera. Il est encore tôt pour analyser le succès de ces cours en ligne, car le système est en cours d’exploration.

L’EPFL n’a pour l’heure que quatre cours disponibles sur internet, notamment une introduction à la programmation dans le langage scala.

«Sur les 50 000 personnes inscrites à ce cours, 10 000 ont terminé», relève Patrick Jermann, directeur exécutif du Centre pour l’éducation à l’ère digitale. L’institution vaudoise prévoit de lancer des cours sur edX dès l’automne prochain.

De son côté, l’Université de Genève s’est liée avec Coursera, qui pour l’instant n’a pas obtenu d’accord avec le produit de Harvard. Les discussions sont en cours.

Rôle de l’enseignement en ligne

Le modèle edX s’adresse à un vaste public, aussi bien d’étudiants que de professionnels en activité. Il délivre des certificats, mais pas de diplômes à ceux qui ont réussi les examens en ligne. 

Mais à l’avenir on peut imaginer un contrôle via internet ou un système pour que les étudiants passent physiquement des examens dans une université proche de chez eux, habilitée à faire passer des tests pour un autre établissement. Et valider ainsi des crédits. 

Patricia Meunier

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