Bilan

Jawbone Up, le bracelet connecté pour mieux vivre

Le compagnon santé conçu par le Lausannois Yves Béhar revient sur le marché. Son objectif: motiver l’utilisateur à être moins sédentaire.
Crédits: Dr

A quelle heure se coucher? Marcher combien de pas jusqu’à ce soir? Que manger à midi? Le phénomène de la mesure de soi explose. Et les outils qui vont avec aussi. Dernier en date à faire parler de lui: le bracelet Up développé par la marque américaine Jawbone, spécialiste de l’audio, et conçu par le designer lausannois Yves Béhar, installé à San Francisco.

En apparence un simple bracelet en plastique, le Jawbone Up est bardé de brevets. Ses capteurs analysent l’activité physique de l’utilisateur jour et nuit – le nombre de pas effectués par jour et les calories dépensées – la qualité du sommeil (léger, profond) et les calories ingurgitées (à condition de détailler sur l’application chaque aliment consommé…).

Objectif: proposer des conseils ultrapersonnalisés afin d’améliorer sa qualité de vie. Bref, plus besoin de nutritionniste, de coach sportif, ni même de médecin. Ils sont tous réunis en un bracelet.

Les données émises par les capteurs sont rassemblées sur un smartphone ou une tablette en branchant le bracelet au terminal. Stockées dans un service cloud, elles sont analysées via l’application mobile de Jawbone disponible sur iPhone et Android.

La marque Jawbone avait déjà tenté de commercialiser ce type de produit spécialisé dans l’e-santé. Ce fut un ratage complet. Reste à savoir si son come-back sera plus prometteur… sur un marché déjà occupé par des capteurs de mouvements comme Withings et Fitbit, et surtout par le géant Nike. 

Pas de réel changement

«Il fallait que le bracelet résiste à la vie quotidienne, que l’on puisse dormir, prendre une douche, travailler avec», explique le vice-président de Jawbone. Il a fallu quatre ans de recherche et développement pour aboutir au produit final. 

Le bracelet e-santé deviendra-t-il la prochaine obsession tech? Pour l’heure, rien n’est moins sûr. Les verdicts de ceux qui ont fait l’expérience sont plutôt mitigés. «On essaie de se coucher plus tôt, on prend parfois les escaliers plutôt que les escalators, mais c’est tout, raconte un journaliste de radio. Un très bel objet, bien pensé, bien fini et impressionnant de précision.

Mais son utilisation ne va pas bouleverser le quotidien de son utilisateur, qu’il soit sportif, insomniaque, ou dans une optique de perte de poids.» 

 

Dino Auciello

ANCIEN RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT À BILAN

Lui écrire

Dino Auciello a été rédacteur en chef adjoint à Bilan, responsable de bilan.ch, de novembre 2014 à juillet 2017. Il a rejoint Bilan en 2010, après avoir terminé ses études à l’Académie du Journalisme et des Médias de Neuchâtel.

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