Bilan

INVOLI rend le ciel suisse «drone friendly»

Deux fois par semaine Bilan vous propose le portrait d’une start-up suisse pour investir issues de sa sélection 2018. Aujourd’hui INVOLI et ses données de trafic aérien à basse altitude pour sécuriser les vols de drones.
  • INVOLI développe un réseau de micro tours de contrôle pour surveiller le ciel à basse altitude afin d’éviter les collisions de drones. 

    Crédits: DR
  • Veteran de senseFly et docteur en nanorobotique de l'EPFL, Manu Lubrano a développé une interface simple pour sécuriser un espace aérien où les drones sont toujours plus nombreux. 

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Pour la sixième année consécutive Bilan a dévoilé le 1er mars dernier sa sélection de 50 start-up suisses pour investir ou s’inspirer. Avec 141 start-up présélectionnées par la rédaction de Bilan et nos partenaires ( BioAlps, CleantechAlps, AlpICT, la FONGIT et CIMARK,  InnoSuisse, InnoVaud, MassChallenge, Neode, Kickstart Accelerator ainsi que Startupticker),  le cru 2018 aboutit à un renouvellement à 98% des jeunes pousses choisies par le jury (voir sa composition ci-dessous). Place donc à la découverte et à la qualité.

INVOLI

Montant recherché: 4 millions de francs

INVOLI développe un système complet afin que les pilotes et autopilotes des drones accèdent à l’information du trafic aérien dans la zone où ils opèrent, afin d’être en mesure d’éviter les collisions. Sa solution permet au pilote de drone de voir sur son smartphone ou directement sur la tablette de contrôle de son appareil les objets volants détectés par son réseau, particulièrement ceux à basse altitude (en-dessous de 600 mètres).

A basse altitude, tant les drones que les avions sont aujourd’hui aveugles au trafic aérien environnant. INVOLI déploie au sol un vaste réseau capillaire de Micro Tours de Contrôle  afin de collecter l'ensemble des mouvements et positions des objets volants. C’est crucial pour ceux évoluant à basse altitude, car ils présentent un fort risque d’entrer en collision avec un drone. Les données de trafic aérien mises à disposition des utilisateurs incluent la position, la direction, la vitesse et l’altitude des avions et hélicoptères équipés de signaux d'identification ADS-B et de transpondeur.

Couvrant même les zones encaissées des vallées suisses, ce réseau intégrera de façon sûre les millions de drones prévus dans les années prochaines. En Suisse, environ 22.000 drones sont vendus chaque année et plus de 100.000 sont en service à l’heure actuelle. Aux Etats-Unis, on parle de 800 000 drones en service aujourd'hui et de 6 à 20 millions à l’horizon 2022. 

Au jour d’aujourd’hui, INVOLI couvre l’ensemble de la Suisse Romande jusqu’à la ville de Berne. Cette zone  d’environ 8'000 km2 est actuellement ouverte pour des tests à toutes les parties prenantes de l’écosystème aéronautique : fabricants et opérateurs de drones, pilotes d'avions, contrôleurs aériens, autorités publiques, universités, fournisseurs de services UTM (Unmanned traffic management), etc. Le traitement et la transmission des données étant critique, l’entreprise a également établi un partenariat avec Swisscom en tant que partenaire de l'infrastructure. Elle aussi est en train de développer un système pour la détection des objets volants non coopératifs, tels que les drones, les petits avions sans identification ou les planeurs.

Contact: cristina.mihalachioiu@involi.com

Jean-Christophe Zufferey recommande cette start-up

 

Le jury des 50 start-up

Composé de Patrick Aebischer (Président émérite de l’EPFL) et de  Jurgi Camblong (CEO de Sophia Genetics) pour la catégorie sciences de la vie, de Raphaël Domjan (Fondateur de Solarstratos) et de François Randin (CEO de GreenMotion)pour les cleantechs , d’Olivier Brourhant (CEO d’Amaris) et de Laurent Sciboz  (Directeur de l’Institut Icare) pour l’informatique B2B , d’Abir Oreibi (présidente de Lift) et de Jari Ovaskainen  (fondateur de Preon Capital) pour le web et le mobile, de Veronica Lange  (CTO Global, UBS) et de Sean Park (fondateur d’Anthemis Group) pour les fintechs, d’Aude Pugin (CEO d’APCO Tech) et de Jean-Christophe Zufferey (fondateur de SenseFly) pour l’ingénierie, notre jury dévoile aussi ses coups de cœur.

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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