Bilan

Google veut conseiller les propriétaires sur le potentiel solaire de leur toit

En combinant de multiples fonctions de ses services comme Google Earth ou les données météo, Google va donner des conseils aux propriétaires sur les potentiels de leur toit en termes de solaire, pour savoir s'ils ont intérêt à y installer des panneaux photovoltaïques.
  • Grâce aux images aériennes de Google Earth, le Project Sunroof veut inciter les propriétaires à étudier la faisabilité et la rentabilité de la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits.

    Crédits: Image: Google
  • Chaque particulier peut analyser son potentiel photovoltaïque sur Google qui sera estimé selon l'orientation de la toiture et les obstacles éventuels.

    Crédits: Image: AFP

Avec la création d'Alphabet, la nouvelle holding qui regroupe toutes les activités du groupe, le grand public a pu encore mieux comprendre l'immensité de la galaxie Google. Des dizaines de projets, d'apps, de services et de développements ont été initiés depuis une petite vingtaine d'années, avec la mutation de la startup créée par Larry Page et Sergei Brin en géant du secteur tech. Et c'est l'un de ces projets méconnus qui émerge avec le post de blog mis en ligne lundi par Carl Elkin, ingénieur chez Google et responsable du Project Sunroof.

Ce dernier ne prétend pas remplacer les professionnels du secteur mais vise à inciter les particuliers à envisager la pose de panneaux photovoltaïques sur leurs toits. «Je suis toujours surpris par le nombre de gens que je rencontre qui pensent: "mon toit n'est pas assez ensoleillé pour l'énergie solaire" ou "le solaire est trop cher". Beaucoup d'entre eux laissent certainement passer une chance d'économiser de l'argent et d'être écolo», constate Carl Elkin dans son blog.

Calcul de la solution la plus rentable

Pour encourager les particuliers à penser au solaire, Google a donc imaginé un outil qui combine plusieurs de ses services actuels, dont les images aériennes de Google Earth, mais aussi les données météorologiques avec l'ensoleillement annuel. L'une des forces de cette première phase du service est de tenir compte de l'ombre potentielle des bâtiments voisins ou des arbres. Tout ceci sur la simple base de l'adresse indiquée par l'utilisateur.

Dans un deuxième temps, en tenant compte de ces données, le Project Sunroof calcule la rentabilité potentielle de la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit, selon l'inclinaison, l'orientation, l'ensoleillement, les obstacles éventuels et surtout la taille des panneaux solaires. Des suggestions sont alors émises pour poser des panneaux solaires avec un calcul de l'option la plus rentable (surface de cellules photovoltaïques à poser et gain estimé). Enfin, pour affiner l'estimation des gains, le propriétaire de la maison peut préciser le type de contrat qu'il privilégie pour ses panneaux (achat ou location), s'il compte auto-consommer ou revendre le courant produit, et même sa consommation électrique habituelle.

Une phase pilote aux Etats-Unis

Une phase de test est actuellement menée en Californie (baie de San Francisco, région de Fresno) et dans le Massachusetts (environs de Boston). «Project Sunroof en est pour le moment à sa phase pilote, mais dans les mois à venir nous explorerons comment rendre l'outil meilleur et plus largement disponible», poursuit Carl Elkin. Au terme de cette phase d'essai, la solution pourrait être disponible depuis toutes les localisations aux Etats-Unis, puis progressivement le reste du monde.

Pas question donc pour Google de remplacer les bureaux d'ingénieurs conseils ni les professionnels de l'installation, de la pose ou du raccordement des panneaux solaires. L'idée (développée par Carl Elkin sur le temps accordé par Google à ses employés pour qu'ils puissent travailler sur des projets personnels et sans lien direct avec leur mission contractuelle) vise davantage à briser des stéréotypes chez nombre de ménages américains sur le coût prétendument élevé des installations photovoltaïques et leur rendement souvent perçu comme faible. Deux idées reçues que le projet désormais validé et porté par Google entend mettre à mal.

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Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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