Bilan

Goodwall, ce réseau social romand qui convainc

La start-up mettant en contact étudiants et universités a clôturé une nouvelle levée de fonds de 2.1 millions de francs. Ses chiffres sont en hausse et, si on en croit son co-fondateur Taha Bawa, ce n'est que le début.
  • Une partie de l'équipe Goodwall. 

    Crédits: DR
  • Goodwall est une plateforme qui propose aux jeunes de partager leur expérience humanitaire et ainsi trouver, grâce à un algorithme, l’université qui leur correspond.

    Crédits: Goodwall
  • Lors du lancement de la start-up, en février 2014, les deux frères et co-fondateurs, Taha (à droite sur la photo) et Omar Bawa, avaient déjà réussi à lever 1.1 million de francs.

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Le réseau social Goodwall a clôturé une nouvelle levée de fonds de 2.1 millions de francs. Lors du lancement de la start-up, en février 2014, les deux frères et co-fondateurs, Taha et Omar Bawa, avaient déjà réussi à lever 1.1 million de francs.

«C’est une très belle somme», se félicite Taha Bawa. Le co-fondateur jubile, d’autant plus que, selon lui, une levée de fonds n’est pas facile à réaliser en Suisse. «En général, les Suisses sont plutôt averses aux risques», explique-t-il. Sur la liste des investisseurs, on compte notamment des entités telles que Business Angels Switzerland et Investiere, une plateforme pour les privés souhaitant investir dans les start-up. Les entrepreneurs et co-fondateurs de Sedo.com, Tim Schumacher et Ulrich Essmann, font également partie des «angels» de Goodwall, autre nom donné aux bienfaiteurs du réseau social.

Marché international

Le secret d’une telle levée de fonds? Selon le co-fondateur, «la plupart des start-up suisses ne visent pas un marché international, ou en tout cas pas au premier abord. Goodwall l’a toujours fait, car son marché est par définition international.» Taha Bawa en est certain, cela donne de la crédibilité à sa start-up et facilite la récolte de fonds. Le jeune homme de 25 ans cite également l’expérience qu’a acquise son équipe, composée à ce jour de 15 personnes, comme étant une «raison clé» de ces investissements.

Véritable créateur de liens entre les étudiants et universités, Goodwall propose aux jeunes de partager en ligne leur expérience humanitaire et ainsi trouver, grâce à un algorithme, l’université qui leur correspond. «Aujourd’hui, la question centrale pour les élèves est de savoir comment entrer dans une bonne université, détaille Taha Bawa. Goodwall répond donc a un réel besoin.»

Chiffres en hausse

Pour preuve, la start-up, possédant des bureaux à Genève et à Boston, a vu ses chiffres croître. En mai 2014, soit quatre mois après sa création, 150'000 étudiants étaient inscrits. Aujourd’hui, ils sont 500'000 à être présents sur le réseau social. Et Taha Bawa ne compte pas s’arrêter en si bon chemin: «Nous avons l’ambition de quadrupler ce chiffre».

Même constat du côté des universités et collèges: à l’heure actuelle, la plateforme en compte presque 3'000. Si Goodwall vise principalement les établissements états-uniens et britanniques, des universités suisses sont également présentes sur la plateforme, à l’image de la Business School Lausanne ou de l’Université de Genève.

Dans le but d’augmenter ces chiffres, les 2.1 millions de francs levés seront essentiellement investis dans le marketing. Il est d’ores et déjà possible de télécharger l’app iOS et une version Android est en cours de conception. La start-up souhaite également engager de nouvelles personnes, dont des d’ingénieurs et business developers. «Nous voulons aller le plus loin possible, confie Taha Bawa. Notre objectif est d’aider des millions de personnes à réaliser leur passion. Augmenter nos chiffres n’est que le moyen d’y parvenir». 

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